Und., n** 7, 21. Voyez au n* 7 la oote do Saomaire
trais*. Vous avouerez, je Tespère, que ces actes n'étaient pas seulement ceux d'un simple citoyen doué de quelques vertus : c'étaient des règles de gouvernement posées d'une manière générale et dont Teffet devait se faire sentir même après ma mort.
Trr. Je ne le nie pas. Au reste, les ouvrages publics ne manquent pas non plus à mon règne. J'ai dédié l'amphithéâtre élevé par mon père ; j'ai construit des thermes magnifiques avec une rapidité merveilleuse ; j'ai donné des jeux, des naumachies, des combats de gladiateurs '; j'ai fait^dans un seul jour, tuer, devant la multitude assemblée, plus de cinq mille bétes fauves*.
Abr. Je m'en souviens ; et ce sont ces fêtes barbares et stérilement coûteuses qui vous ont en grande partie valu l'amour des Romains^. Ainsi va jugeant le peuple imbécile; on l'amuse en faisant couler devant lui le sang des animaux et celui des hommes: il n'en faut pas davantage pour obtenir sa faveur, tandis qu'il hait, méprise ou tourne en ridicule le prince qui s'occupe de son bien-être, entretient la paix, soutient le commerce, diminue les impôts ^ Tai, comme vous, sacrifié à ce goût dépravé d'une multitude ignorante; j'ai massacré en un jour mille bêtes devant elle ; d'autres fois j'ai brûlé ou répandu des parfums dans l'amphithéâtre, fait combattre des gladiateurs ou danser des pyrrhiques militaires*. Tout cela, qui me faisait assez bien venir du peuple, ne m'attirera, je le pense, de la postérité, qu'une médiocre estime. Mais continuez.
Trr. Tavais pour principe de ne congédier personne sans lui donner quelque espoir ; à ce point que, quand on m'a-
1. Spart., Adr.y n* 8. — % Sueton., Titu*, n* 7; Eutrop., Bret,, VU, 4.