De la connaistanee de Dieu $t de «oi-m^me, chap. i> S
bal de Taudition qu'il s'emploie lui-mfime et très-naturellement dans le sens de comprendre : Vous n'y entendez rien ; je n'y entends pas malice. Dans Rabelais S lorsque Pantagruel demande aux juges s'ils ont oui le plaidoyer des seigneurs de Baisecul et Humevesne : < A quoi répon^rent : nous l'avons véritablement oui, mais nous n'y avons entendu : au diable la cause » , et dans le Mariage de Figaro^ une scène presque entière^ roule sur cette signification, c C'est une promesse de mariage, dit Marceline, accompagnée d'un prêt d'argent. —Ten-en^fub, répond Brid'oison, et cetera, le reste. — Non , monsieur, point d'et cetera. — Fenrentends^ vous avez la somme. — Non, monsieur, c'est moi qui l'ai prêtée. — J' en-entende bien , vou-ous redemandez l'argent. — Non, monsieur, je demande qu'il m'épouse. — Hé mais, yen-entends fort bien; et lui veu-6Ut-il vous épouser? — Non, monsieur, voilà tout le procès. — Croyez-vous que je ne Ven-entende pas le procès ? »
Au reste, tout cela devient évident par les exemples que voici : Amyot traduisant Plutarque ', écrit cette phrase où se trouvent employés, & propos et avec une différence bien caractérisée, les deux verbes qui nous occupent: c Aussy n'ovom-nous pas le silence; et quand nous n'oyons rien, nous entendons que c'est silence. »
Montaigne cite dans ses Essais ces beaux vers de Pacuvius rapportés par Gicéron * :
Nam isUs qui liaguam aviam înteiligunt Plusque ex alio jecore sapiuDt qoam ex sac, Magis aodieiidum quam s^uscQltaadum ceaseo.
Le commentateur* donne au bas des; pages la traduction