‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 81 sur 226 · Fables, liv. XI · texte numérisé non relu

Fables, liv. XI

6* Vieux poètes français, 1. 1, p. 391. Ici et dans la suite j'indique par ce

C'est sous cette forme qu'on trouve constamment ces temps dans Joinville, dans le roman des Sept sages de Rome et ailleurs ' :

Dieu le garda si comme orrez ci-après.

Pource que vous et vostre frère et les autres qui VorrorU y puissent prenre bon exemple *.

Si orrons le prestre répondre *.

Cette forme de futur se lit encore dans Malherbe * :

Et le peuple qui tremble aux firayeurs de la guerre, Si ce n'est pour danser, n'orra plus de tambours.

Le futur et le conditionnel sont si réguliers dans nos verbes, et se tirent si immédiatement Tun de Tautre sans aucune exception, qu'il n'est pas nécessaire d'en citer d'autres exemples. J'ajoute pourtant qu'on les a formés aussi de Tin- Gnitif selon nôtre règle actuelle.

L'on oyroit sa belle harangue.

Gomme vous otrez ci-après *•

M. Guizot cite une ordonnance de saint Louis où les deux foripes sont employées concurremment :

L'on oira d'une partie et d'autre les témoins. Le bailiif orra la querella jusques as preuves.

L'impartait et le subjonctif sont régulièrement : j'oyaiSy tu oyais, il oyait, nous oyions, vous oyiexy ils oyaiera, et que y oie, que tu oies^ qu'il oie, que nous oyions, que vous oyiez^ .

titre abrégé la collection publiée par Crapelet sous le titre : Les poètes /ronçaû depuis le zu* siècle jusqu*à Malherbe, 6 vol. in-8*, 1824.

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