Joinville, Hùt. de saint Louis , p. 5 et
On trouve la première personne du pluriel dans cette phrase de Gomines * :
Nous ùvÉimes ceux qui estoient en ces tranchées;
la seconde en ces rers ;
Car je vous dirai tel merveilie Conqaes n'oultos la pareille*.
et l'optatif dans ces phrases :
Si lor dit que ils cfisserU messe del Saint-Esprit'.
Ayant qu'il owi ses vespres^.
Encore ne m'avoit-il parlé de la reine et des enfants que je omsse*.
Voilà donc, comme vous le voyez, le verbe ouïr complètement restitué. Car, à ne compter que les temps simples, nos verbes n'ont jamais que douze temps : quatre pour les modes impersonnels, huit pour les modes personnels. Sur ces douze temps il y en a quatre, le futur et le conditionnel, le prétérit et l'optatif, qui ne sont soumis à aucune espèce d'exception dans aucun des verbes de la langue ; ainsi une seule personne d'un de ces temps donne le temps tout entier, et de plus son dérivé.
Les trois personnes du singulier du présent indicatif se déduisent rigoureusement l'une de l'autre; ainsi une seule donne les trois.
Le pluriel du présent, celui de l'impératif, celui du subjonctif pour les deux premières personnes, et l'imparfait tout entier se tirent du participe présent avec une grande régularité ; ainsi une seule de ces formes donne toujours les autres.
Quant aux personnes du singulier du subjonctif et aux
1. ComiDeS; Mémoires , l, 9. — 2. Barbazan, Ordène^ etc., p. 144.