Vieux poètes français, 1. 1, p
Scarron dit au même temps dans un vers ridicule* Lasl faut^il donc pour vous que notre poitrine arde?
Joinville a dit de même* au présent indicatif: Se ils ardent nos chastiaiiz et nos demeures.
et Molière à rimpératif* :
Jrdez le besa museau Pour nous donner enyie encore de ss peau.
La Fontaine dit du Paysan qui avait offensé son seigneur^ et à qui celui-ci voulait faire manger trente aulx sans boire :
Bref, il en fut à grand'peine au douzième,
Que s*écriant : c Harol la gorge m'ord,
T6ty tôt, dit-il, que l'on m'apporte à boirai i
Enfin le prétérit et l'optatif sont réguliers.
Il ardit Bspargnaj, et Vertus et Sezenne^.
Des Sarrazins jetèrent le feu grégeois au chas et Vardirent tout '.
— Par ma foi, voilà le verbe complet, et les mots ardeur^ ardent, ardemment^ardiUonyOrdu, arsin^ ont maintenant en français un primitif incontestable, et qui exprime bien leur idée commune.
— Il en sera de môme du verbe gésir, yenu du latin jacere^ et qu'on devrait, en conséquence, écrire par un j; on aurait ainsi le triple avantage de conserver Tétymologie, de mieux représenter la prononciation, et d'avoir une conjugaison plus régulière. Quelle qu'elle soit, au reste, elle est complète, ainsi que le montrent les exemples suivants, choisis dans les