‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 88 sur 226 · Vieux poètes français, t. I, p · texte numérisé non relu

Vieux poètes français, t. I, p

Le présent singulier est assez connu par la formule ci- 0t; Boileau aimait cette épigramme :

Ci-git ma femme : ah ! quelle est bien Pour son repos et pour le mien.

La Fontaine a dit dans cette épitaphe qu'il composa pour Molière, et qui témoignait également de son amitié pour ce grand homme et de l'excellence de son jugement :

Sous ce tombeau gisent Plaute et Térence, Et cependant le seul Molière y git,

— Et la Fontaine, interrompis-je, nous montre aussi par là quel parti les poètes ou les prosateurs auront à tirer de ces vieilles formes de langage. Où en serions-nous s'il avait fallu dire que Térence et Plaute étaient couchés ou étendus dans le tombeau !

— C'est ce que je vous disais, et c'est ce qui m'a fait chercher à compléter la conjugaison de ces vieux verbes; il ne faut plus, pour celui-ci, que le prétérit et l'optatif, savoir : l^jus et que je jusse^ écrits régulièrement par un j ou par gc.

Et jusi le rois et son ost devant le chastel d'Arsur '.

Et sa fille j\U toute seule *.

Cil qui se jii^ ne se put taire *.

S'il savoit que o vous geusse

Il cuideroit que je eusse

De vous fêtes mes volentiés K

— Voilà encore un verbe complet, et l'on peut même remarquer, par votre avant-dernier exemple, que ce verbe se prenait comme réfléchi; toutefois cet emploi me parait moins naturel et en môme temps moins beau que le simple.

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