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deux temptf dans des verbes aussi importants, n en est de mémey si je ne me trompe, du verbe soudre^ peu\isité aujourd'hui» et je ne sais pourquoi. Bayle a dit* :
Qu'on se tourne de tous les c6tés, comme ont fait Lucrèce et Gassendi pour souclre cette difficulté.
Ce mot ne vaut-il pas ici le composé résoudre que nous employons plus souvent? Si nous disons en chimie une solutùm de potasse, ne faut-il pas bien que la potasse ait été soute ou solue? Quoi qu'il en soit on a reflisé à ce verbe et à ses composés absoudre et dissoudrey les deux temps en question ; mais c'est sans aucune raison. Amyot dit' que :
ApoUophanes le grammairien solut une question tout sur le champ.
et le prétérit je résolus est employé tous les jours. Il est incontestable que ces mépies temps doivent exister dans les autres composés, et pour moi je n*hésiterais pas à dire : « A peine eut-il parlé qu'on YabsoliU tout d'une voix ; je voudrais que vous dissolussiez un peu de cuivre dans de l'acide nitrique. »
— « Pedibus et manibus descendo in tuam serUentiam ' » me dit-il, et je ne conçois pas qu'on en fasse une question. Mais nous ne serons pas si à notre aise pour les verbes cheoir et seoir^ accompagnés de leurs composés éQheoir^ décheoir^ mécheoir et asseoir^ rasseoir, messeoir et surseoir. Je ne vous cache pas que j'attache à ces verbes un intérêt particulier, non-seulement parce qu'ils sont courts, ont un sens bien général et une physionomie toute française, mais aussi parce qu'ils ont derrière eux, outre les composés que je viens de citer, des familles fort nombreuses.
— Je m'y intéresserai bien volontiers aussi, mais où vou-