‹ Thèses de grammaireChapitre 4 sur 63 · RELATIFS · texte numérisé non relu

RELATIFS

ET

CONJONCTIFS INVARIABLES'.

Parmi les mots de notre langue les plus difficiles à classer, il faut assurément compter ceux qu'on a nommés provisoirement, et eu égard à leur emploi, ou à leur forme toujours la même, relatifs ou conjonctifs invariables , savoir le^ en, y, dontj oùj quoi, qiumd et çue lui-même dans quelques circonstances. Les plus habiles grammairiens se sont occupés de ces mots, et nul n'a obtenu pour son opinion Tassentiment des autres. Quelques-uns y ont vu des particules, d'autres des noms ; ceux-ci des pronoms , ceux-là des adverbes. Certes il est bien désirable qu'on mette un terme à ce long dissentiment , en nous apprenant ce que ces mots sont en réalité. C'est précisément ce que Je me propose d'essayer ici, et je donne ma solution en deux lignes , si la démonstration exige un plus long développement. Je dis : (( En, y, le sont des cas du nom abstrait ce; où, dont, que, quoi, quand sont des cas de l'adjectif conjonctif gut. »

* CeUe dissertation, dont le principe se trouvait dans mon Abrégé de grammaire française y publié à Dieppe en 1832 (p. 29) , a été complétée dans les années suivantes.

RELATIFS ET CONJONCTIFS INVARIABLES. 1 l3

— Prouvez-nous cela, dira-t-on, et montrez-nous avant tout, puisque vous parlez de cas, d'une part, qu'il y a des cas en français, de l'autre que ce et qui forment une déclinaison.— La demande est juste, et j'y réponds tout d'abord.

En premier lieu , qu'il y ait en français des noms qui ont des cas, cela n'est pas douteux, puisque nous avons des mots comme on et quiconque qui sont toujours sujets de phrase, et d'autres comme autrui, escient, égard, qui ne le sont jamais ' ; d'ailleurs , il a été solidement établi , il est reconnu partout' que nos pronoms forment une déclinaison nettement caractérisée dont les cas sont les suivants.

Cas. Singulier. Pluriel.

Nominatif OU subjectif. Je, lu, il, elle. Nous, vous, ils, elles.

Accusatif ou objectif Me, le, le, la, se. Nous, vous, les, se. Datif ou attributif. Me, le, lui, se. Nous, vous, leur, se.

Complétif Moi, loi, lui, elle, soi. Nous,vous, eux, elles, soi.

Si nous passons maintenant au nom abstrait ce, et à l'adjectif conjonctif qui, nous trouvons qu'ils ont l'un et l'autre les mêmes cas que nos pronoms, et un de plus, savoir Vablatif ou génitif La déclinaison de ces deux mots s'établit donc ainsi qu'il suit :

Cas.

Nominatif ou subjectif.

Accusatif ou objectif.

Datif ou attributif.

Ablatif ou génitif.

Complétif.

• Cours supérieur de grammaire f t. I, liv. Il, c. 18. — On pourrait dire même que si nos substantifs n'ont pas de formes variables pour les différents cas, particulièrement pour le sujet et le complément, notre langue a cependant le sentiment ae la diflerence qui doit exister entre eux. Ce vers de Corneille (Mélite, acte IV, se. 4) :

Une fille qui voit ei que voit lajemeise,

est assurément irrégulier et mal sonnant à notre oreille ; et d'où cela vientil sinon de ce que lajeunessey qtii est le sujet du second voit^ est en même temps complément du premier ?

* Cours supérieur de grammaire . ib., c. i7.

Singulier mascalin.

Singolier et ploriel.

Masculin et féminin.

Ce.

Qui.

Le.

Que.

Où.

En.

Dont.

Ce.

li, quoi, où, quand.

U4 RELATIFS ET CONIONGTIFS

Je donnerai tout à l'heure des exemples. Je fais observer avant tout que j'écarte ici les questions abstraites qui pourraient être soulevées facilement. Ainsi le y nom abstrait n'est-il pas originairement le même que l'article le, et le pronom le? — Par rapport à l'étymologie, cela n'est pas douteux Mais la grammaire ne classe pas toujours les mots d'après leur origine. Il est quelquefois plus avantageux de les ranger d'après leur emploi constant. Or le article et le pronom^ ce pris comme adjectif dans ce livre, et ce pris comme substantif dans qu'est-^e? ce que je fai$? ont des sens et des fonctions si différentes qu'il faut, en fait, les regarder comme des mots distincts , quitte à reconnaître, quand on étudiera l'étymologie, qu'ils viennent de la même source.

Gela posé, il doit être bien compris que je considère les mots ce^çui et leurs diverses formes du seul point de vue de l'usage. Je les prends avec la signification qu'ils ont dans les phrases ordinaires de notre langue, sans m'occuper de leur nature abstraite ou de leur origine.

Le nominatif ou subjectif indique évidemment le sujet d'une proposition :

Ce sera bon.

C'est convenu.

Le mot ce s'allonge par les particules ci et la dans les composés cecij cela, qui ont quelquefois un sens plus précis que les simples, et plus souvent encore sont employés par euphonie , par exemple à la fin des phrases , quand ce syllabe muette ne pourrait pas s'y placer.

D'où vient C0{a?

Que vaut ctei ?

Ce/a n'est-il pas cruel de n'avoir pas encore reçu vos lettres* ?

On ne pourrait pas dire d'où vient ce? que vaut ce?

* Madame de Se vigne, 23 mars i67i*

Tout le monde sait d'ailleurs que ce mot exprime pour nous ridée de chose de la manière la plus générale , qu'il se rapporte non-seulement à des noms exprimés ou sous-entendus, mais à tout ce que nous pouvons concevoir, quelle qu'en soit la nature grammaticale^ adjectif, verbe, indéclinable, proposition entière, partie de proposition, ou même ensemble de phrases. Exemples :

Je ne connais personne qui (en contant) attache plus que vous. Ce ne serait pas une sorte de chose à souhaiter uniquement '.

Tai résolu d'y jeûner.... d'y marcher.... de m'ennuyer.... Mais ce que je ferai beaucoup mieux que tout cela *....

n est visible que ee dans le premier exemple se rapporte à cette idée totale que personne n'attachait plus que madame de Grignan; dans le second, il se rapporte à quelque chose qui n'est pas encore exprimé , et qui se trouvera à la fin de la phrase. Enfin cela se rapporte à une réunion de propositions énoncées séparément : y jeûner. ... y marcher.... s'ennuyer, etc. Il faut d'autant plus faire attention à cette grande généralité du sens du nom ce, qu'on la retrouvera dans toute sa déclinaison.

Oui au cas nominatif n'offre aucune difficulté.

L'homme qui est venu.

Grandeur qui confond Timagination et qui étonne Tesprit même '.

Ces exemples prouvent que qui au nominatif s'applique aux personnes et aux choses, ce que nous verrons n'avoir pas lieu au complétif.

L'accuiatif ou objectif, savoir, le et que, exprime le complément direct des verbes.

Je le crois, c'est-à-dire je crois cela.

* Madame de Se vigne , 27 mars 1671 .

' Madame de Sévigné, 24 mars 1671.

' Féneion, Lettres sur la religion,

146 RELATIFS BT CONJONGTIFS

le trouvai qu'elle ne m'écoutait plus et que ses beaux yeux trottaient par la chambre. Je le vis promptement ',

c'est-à-dire je vis cela, savoir qu'elle ne m'écoutait plus, etc.

L'homme qtie vous appelez ,

c'est-à-dire vwi appelez lequel homme.

Si ces deux mots étaient toujours employés ainsi, une fois établi que ce, pris dans la signification substantive, est un véritable substantif*, qu'il se décline, et fait le à l'accusatif 'j et que, de même , qui article conjonctif change de forme, suivant les divers rapports qu'on veut exprimer, et devient que au même cas, il n'y aurait aucune difficulté; ce serait, dans la langue firançaise, une sorte d'importation latine aussi facile à expliquer qu'à comprendre.

Mais la question est plus complexe. Ces mots entrent dans des phrases où la qualification de complément direct ne peut plus s'appliquer. Par exemple :

Cet enfant est-il sage ? — 11 Test ou le sera. Est-il instruit? — Il (e devient.

Barbare que vous êtes *.

Je ne suis pas le scélérat que je parais.

Certes le et que ne sont pas ici les accusatifs latins hoe et quem ou quod , mais plutôt les attributs des propositions où ils entrent.

Il faut donc reconnaître que notre cas objectif, si l'on veut accepter ce nom , a une signification plus étendue et , néanmoins, un usage plus restreint que l'accusatif latin. La première condition , en effet, pour qu'on s'en serve, c'est qu'il se trouve devant un verbe. Hors de là, il n'existe pas. Mais, à cette place particulière , il exprime, comme l'accusatif latin, le complément direct d^un verbe, et, de plus que

« Madame de SéTigné , i«' avril 1671.

• Racine, Iphigénie, acte IV, se, 6.

INVAMABLES. 1 4 7

lui 9 quelquefois y rattribut de la proposition ^ quand il est avec le verbe itre^ quelquefois un supplément de qualification 9 quand il accompagne un de ces verbes devenir, sembler y paraitre, qui ne sont pas transitifs directs et prennent cependant un complément immédiat.

Dans les interrogations , qui et que s'emploient avec un sens spécial. Qui sujet ou complément direct ne s'applique qu'aux personnes.

Qui vient ici?

QiM appelez-vous T

Que, toujours complément , ne se rapporte qu'à une chose.

Que voaiez-vous ?

Qu'oserai-je prétendre en ce peu de rapport * T

Si l'interrogation tombe sur la chose elle-même et qu'elle soit sujet, il faut allonger Tei pression et prendre la forme qu'est-ce qui : car on ne pourrait admettre ni qui^ réservé aux personnes; ni que, toujours complément; ni même quai, sinon dans un cas particulier que nous indiquerons tout à l'heure.

Le datif ou attributif exprime y en général y le rapport marqué par ày y est pour à ce, à ceci, à cela, à ces choses, etc ; où pour à qui, à quoiy auquel, à laquelle, etc.

J'y penserai ;

c'est-à-dire je penserai à cela,

Â]lez-vous à Paris ? — Oui , j'y vais ,

c'est-à-dire je vais à cela (à Paris).

La maison où il demeure.

Le piège où il s'est laissé prendre. (Acad.)

C'est mon plus grand bonheur et le seul où j'aspire ', c'est-à-dire le seul auquel ou à qturi j'aspire.

' Corneille, MMte, acte I, se. 4.

■ Ibid.

148 RELATIFS ET CONJONCTIFS

Gomme ces mots y et où sont évidemment tirés des mots latins ibi et ubi, lesquels sont donnés presque toujours comme des adverbes de lieu^ Beauzéc a pensé que c'étaient aussi des adverbes en français \ Cette conclusion est visiblement excessive. Je ne crois pas même les prémisses bien solides. S'il fallait discuter ici la vraie nature de ibi et tM, je dirais que le premier, ibi, anciennement ibei, est un datif ou un ablatif de i$, ea, idy analogue à /ibi et à sibif indiqué, d'ailleurs 9 par l'ancien pluriel ibus, et qui ne s'employait chez les Latins que comme nom de lieu , par ellipse de loco^ et que le second^ ubi, est exactement le même cas d'un adjectif hypothétique us,a, um ou ud, indiqué par le grec oç, ^\ Oj signifiant qui, quœ, quod, dont il ne reste que cette forme ubi, l'adverbe conjonctif ou la conjonction ut, et les dérivés ou composés uter, ulerque , neuter, unde, usquam , tispiom, etc.

Mais, sans m'arrèter à cet examen, je me contente de rappeler que la nature des mots dans chaque langue doit être déterminée par leur emploi , et non par celui des racines qu'ils peuvent avoir dans la langue mère. Or il est bien certain que y et où^ quelle que soit leur origine , ont reçu chez nous des applications qui ne permettent plus d'en juger par le latin seul.

D'abord s'ils n'ont pas cessé de se rapporter à des noms de lieu , si peut-être même c'est encore leur emploi le plus fréquent-, assurément, du moins, ce n'est pas le seul. Ils s'appliquent aussi bien que le nom général ce et l'adjectif conjonctif çui, auxquels ils appartiennent, à tous les objets, physiques ou métaphysiques, individuels ou collectifs, animés ou inanimés, exprimés par des mots isolés, par des portions de phrases, ou des propositions entières.

Voici des exemples :

• Encyclopédie méthodique (gr. et lill.), mol Pronom, $ ii, n» 3.

INVAHIABLBS. 149

Cette veuve s*était retirée auprès de son frère et y avait vécu d'une façon approuvée de tout le monde *.

Chacun se dit ami : mais fou qui s'y repose '.

Rien n'attrape tant que quand on écrit pour divertir ses amis et qu'il arrive qu'ils n'y prennent pas garde '.

Vous voulez vivre à votre manière : vous y vivrez ^.

J'aime à penser avec elle ; je voudrais y souper *.

L'un m'étemue au nez , l'autre m'y bftille *.

Tous ces exemples d'un excellent français, quoi qu'en disent quelques grammairiens dans leurs règles étroites et arbitraires , montrent que les divers emplois du mot y se rapportent exactement à ceux du mot ce.

Ceux qui blâment l'application de ce mot aux personnes dans toutes les circonstances, ne remarquent pas qu'il y a là une opération de l'esprit semblable , quoique contraire à la personnification. Nous personnifions un être inanimé quand nous lui adressons la parole.

Cieux écoutez ma voix , 4erre prête l'oreille '.

Nous rii-flùMj si l'on peut ainsi parler, les êtres animés , c'est-à-dire que nous les prenons comme des choses quand, par notre sentiment actuel, nous considérons en eux plutôt l'être matériel que l'être intelligent. C'est ainsi qu'on dit tous les jours, en parlant d'un enfant, d'un domestique :

Cesi propre , c'ett rangé ;

Cest tranquille, c'est studieux, etc.;

Cela ne fera jamais que ce que je voudrai '.

* Scarron, RomancomiqWy c. 22.

* La Fontaine, Fables, Ht. IV, 17.

' Madame de Sévigné, 23 mars 1671.

* Baron , la Coquette et la fausse prude , acte 1 , se. 6.

* VolUire, Lettre à D'Alembert , 20 avril 1761.

* Beaumarchais, le Barbier de SéviUe , acte U, se. 7. ' Racine, Athalief acte III, se. 7.

' Dancourt , les Gurieux de Compiègne , «c 18.

150 UELATIFS ET CONJONCTIFS

n n'est pas plus étonnant qu'on emploie y dans quelques circonstances en parlant des personnes , comme dans :

Pensez à moi. — J'y penserai.

Allez à YOtre ami. — - J'y vais.

Les phrases citées tout à l'heure, quoique moins hahituelles que celles-ci, s'expliquent de même. Dans la phrase de Scarron comme dans celle de Voltaire y à l'idée de la personne se joint immédiatement celle du lieu qu'elle occupe-, elle devient donc pour l'esprit une espèce de choses le mot y s'y applique très-justement, et donne même à l'expression une tournure piquante et rapide qu'auraient tout à fait détruite les locutions auprès de lui, auprès d'elle ou avec elle.

Le mot où entre dans des constructions toutes pareilles et avec des sens analogues.

Mais laissons-là la médecine où vous ne croyez point *. CTest une grimace nécessaire où Je veux me contraindre '. G^est une chose où je ne puis consentir*.

Et riiymen d'Henriette est le bien où j'aspire *.

Sous la figure où le respect l'engage On veut bien se résoudre à souffrir son hommage '.

Les méchants desseins des molinistes où je n'ai point d'intérêt*.

Heureux qui satisfait de son humble fortune,

Libre du joug superbe où je suis attaché,

Vit dans l'état obscur où les dieux l'ont caché '.

La mauvaise humeur où l'on dit que vous prenez plaisir à vous entretenir vous-même '.

' Molière, (0 Festin de pierre , acte 111, se. 1 .

* Molière , le Festin de pierre , acte V, se. 2.

* Molière, Georges Dandin , acte Ul, se. 14.

* Molière, les Femmes savantes, acte 1, 8C. 4.

* Molière, les Femmes savantes , acte I, se. 4.

* Pascal, les Provinciales, n** 1.

' Racine , Iphigénie , acte 1 , se. i.

" Dancoart, le Charivari j se. iO.

INVARIABLES. t5t

Il faut que l'àme essuie la peine où elle a été condamnée *.

Ayez , je vous prie , agréable De venir honorer la table Où vous a Sosie invités *.

On en convient : le courtisan s'applique A gagner celle où ses vœux s'adressaient *,

Le véritable Amphitryon

Est l'Amphitryon où l'on diue^.

Ces deux derniers exemples montrent , en dépit de règles trop souvent répétées ^ que Tattributif où peut trèsbien se rapporter à un nom de personne , et toujours avec ce sens de tendance, rapprochement , voisinage qui lui appartient et le caractérise.

Il est intéressant de remarquer que la même chose pouvait avoir lieu en latin. On trouve dans Cicéron* ubi se rapportant de même à un nom de personne.

Ut eas per illum ipsum inspiceres ti6t erant deposits.

Uablatif ou génitif exprimant en général le rapport donné par la préposition de, c'est-à-dire le point de départ , l'éloignement , la sortie , est en dans le nom général ce, et dont dans le conjonctif qui.

J'en parle ,

Je m'en souviens ,

Tensors,

c'est-à-dire je parle de cela, je me souviens de cela, je sors décela (de ce lieu, de cette chambre, de cette prison^ etc.).

D*où vient cette grande langueur ? Découvre m'en la cause *. liais voici votre homme; la figure m est admirable'.

* D'Argens, Lettres cabalistiques , n« 36. ' Molière, Amphitryon , acte 111, se. 5.

* La Fontaine, Belphégor,

* Molière, Amphitryon ^ acte III , se. 5. ■ In Verrem de signis, c. 12, n» 29.

* Molière , V Amour médecin , acte I , se. 2,

' Molière, le Bourgeois gentilhomme ^ acte V,fc. 2.

i5l RELATIFS ET CONJONGTIFS

L'homme dont je me plains, c'est-à-dire duquel je me plains.

Les livres dont vous avez besoin ,

c'est-à-dire desquels vous avez besoin.

Dieu, dont nous admirons la providence. (Acad.)

Yoilà ce dont il s'agit. (Acad.)

Il n'est rien dont on soit plus certain. (Acad.)

Ce sont là les emplois les plus fréquents de ces mots , emplois si simples et si réguliers qu'il n'y a rien à y remarquer. Mais les mêmes mots entrent aussi dans des phrases d'une analyse plus éloignée , comme les suivantes y on en, aussi bien que ce, le et y, se rapporte à des propositions entières.

Madame de Guise a fait un faui pas à Versailles ; elle n'en a rien dit';

c'est-à-dire elle n'a rien dit de ce (qu'elle avait fait un faux pas à Versailles).

Si vous m'aviez caché cette aventure , je vous en aurais su trèsmauvais gré*;

pour je vous aurais su très-mauvais gré de ce (que vous m'auriez caché cette aventure).

Faut-il vous reconduire? Ne m*en empêchez donc pas^.

Le déplaisir de ne vous avoir pas assez écoutée : il me semble pour«tant que je n'en perdais guère les moments ; mais enfin je n'en suis pas contente *.

Je n'ai jamais pensé que vous ne fassiez pas très-bien avec M. de Grignan. Je ne crois pas avoir témoigné que j'en doutasse ; tout au plus je souhaiterais en entendre un mot de lui où de vous*.

* Madame de Se vigne, 20 mars 1671, ' Madame de Se vigne, 23 mars 1671.

' Madame de Se vigne , 8 avril 1671.

* Madame de Sévigné, 18 mars 1671.

* Madame de Sévigné, 27 mars 1671.

C'est à leurs doctes mains , si l'on veut les m croire. Que Phébus a commis tout le soin de ta gloire '.

On TOUS reconnaîtra : je yeux croire qu'on en ait Tesprit *.

Depuis trois semaines qu'elle est dans ce village , je n'ai pas osé y venir. — Je t'en offre autant •.

On peut remarquer que m s'applique plus souvent aux personnes que y; la raison en est bien simple, c'est que les pronoms ont l'attributif It4t, fotir, qui remplace naturellement y quand il s'agit d'honmies ou de femmes.

11 le veut ; je lui obéirai.

Ce sont ses ordres ; j'y obéirai.

Les pronoms n'ayant pas d'ablatif, en à ce cas ne peut être remplacé par rien , et l'on dit également d'un bonune et d'une chose,

fm parle ;

Je m'en souviens ;

Il faut s^en séparer.

Toutefois, dans le sens du génitif, de fntri^ délai, de lui, d'elle, de soi sont remplacés par les adjectifs possessifs mon, ton y son\ et quand il s'agit de personnes, il vaut mieux les employer que en; tandis que pour les choses c'est en qu'on préfère.

Cet homme , j'ai pris son chapeau ,

' Boileaa , Discours au roi.

* Voltaire , Lettre à D'Alemhert , 7 mai 1761 .

* Dancourt, le Charivari, se. 5.

* La langue anglaise nous donne un exemple remarquable de Texi^tence et de remploi du eénitif dans les proi^oms personnels. Cette langue n'a pas, à proprement parler, nos adjectifs possessifs mofif ton, son, ni mten, tien, sien. Les mots qui y répondent my, thy, his, her, et tnine^ IAiVm, his, hers, sont proprement les génitifs de I, thou, /le, she: et de là vient qu'ils s^accordent toujours avec la personne possédante et non avec Tobjet possédé. Avec les premiers, on met toujours le nom de cet objet ; avec les derniers, on le sous-entend , comme avec nos adjectifs le mien, le tien] le sien. Its est de même le génitif du pronom neutre it ; il répond donc exactement à notre mot en, quoiqu'il se construise autrement que lui.

184 RELATIFS ET CONJONCTIFS

et non pas j'en ai pris le chapeau -, et au contraire , Cette bouteille, j'en ai 6té le bouchon,

plutât que j'ai dté son bouchon.

Tel est chez nous ce mot en mis pour de ce , de ceci , de cela. Quanta dont, tout ce qu'on peut dire de général sur lui 9 c'est qu'il n'est jamais pris interrogativement, et qu'alors on le remplace par de qui , de quoi , d*ùù et de quand , suivant qu'il s'agit d'une personne, d'une chose, d'un lieu, ou d'un temps, comme nous l'expliquerons tout à l'heure. Les autres difficultés qu'on peut faire sur ce mot ne sont que des difficultés de syntaxe sur lesquelles on lira avec fruit Féraud et Laveaux. On pourrait même s'étonner que ce mot ayant tant de rapports , de sens et d'emploi avec où n'ait pas autant embarrassé les grammairiens. On verra mieux plus tard quelle est la cause de cette différence.

Le cinquième cas , nommé compUtif parce qu'il sert de complément à toutes les prépositions , est ce pour le nom abstrait ; pour l'adjectif conjonctif il prend ces quatre formes, qui y quoi, où, quand.

Il n'y a rien à dire du nom ce; on peut le placer soit après les verbes , soit après les prépositions.

J'aime ce qui me plait.

A ce que je vois.

De ce que j'entends , il résulte.. ..

Par ce que je sais , etc.

Quant à l'adjectif conjonctif, c'est tout différent : on voit d'abord que les quatre formes qui, quoi, où, quand, outre le sens général du conjonctif auquel elles appartiennent, apportent l'idée d'une différence de nature dans les objets. Qui indique toujours des personnes, quoi des choses, où un lieu, quand un temps, de sorte que dans une classification rigoureuse des mots, ces quatre termes participant du substantif par ridée qu'ils nous donnent de l'essence de la

INVARIABLES. tS5

chose^ et de Tadjectif parce qu'ils peuvent s'appliquer comme tels à un antécédent^ ofiriraient une difficulté réelle. Mais nous avons déclaré que nous écartions ces questions d'essences : passons donc aux exemples :

Je n'ai que tous à ^t je puisse me plaindre '.

Rare et fameux esprit. . . .

Pour ^t tient Apollon tous ses trésors ouverts^'.

Quoi que puisse à mes sens offrir la nouveauté '.

Ce sont choses à quoi vous ne prenez pas garde. (Acad.) II n*y a rien sur quoi on ait tant disputé. (Acad.)

Il les paye bien , et c'est de quoi nos arts ont plus besoin que de toute autre chose *,

Une poupée avec quoi on se joue*,

11 n'y a pas de quoi me remercier. (Acad.)

Il a manqué à son ami, à son bienfaiteur, en quoi il est doublement coupable. (Acad.)

Je le voudrais aussi ; et c'est à quoi nous travaillons tous deux*.

Les endroits par où nous passons. (Acad.)

Le mauvais pas d'où 11 s'est tiré. (Acad.)

C'est un procès d'où dépend toute sa fortune. (Acad.) ^

Ce récit, par où vous voyez qu'il ne s'agit d'aucun des points suivants'.

C'est qu'un homme qui s'est passé durant sa vie d'une assez simple demeure, en veuille avoir une si magniûque pour quand il n'en a plus que faire •. *

N'est-ce pas le 8 avril de quand est datée cette lettre?

Est-ce définitivement le mois prochain à quand vous me remettez?

Il y a ici plusieurs particularités à remarquer.

' Fénelon, TOémaque, liv. XY.

* Boileau , Satire ii , à Molière.

' ComeiUe, MéUte, acte II, se. 4.

* Molière , le Bourgeois gentilhomme f acte I , se. 1. " Regnard, Attendez-moi sous Vorme, se. 13.

* Molière, le Bourgeois gentilhomme, acte I, se. 1. ' Pascal , les Provinciales, n" 1 .

' Molière, le Festin de pierre, acte UI, se. 7.

150 RELATIFS ET CONJONCTIFS

l"". Qui dans l'homme qui parle et Y homme à qui je parle, bien qu'écrit et prononcé d'une manière exactement pareille , n'est pourtant pas le même mot ; non-seulement il est à deux cas différents , au nominatif et au complétif , mais il n'a pas la même signification : son étendue est beaucoup plus grande au premier cas qu'au second y puisque , dans ce dernier, il ne s'applique qu'aux personnes , tandis que, dans le premier, il se rapporte à tous les objets quels qu'ils soient.

2"*. n faut dire exactement la même chose de où attributif et de où complétif. Nous avons vu qu'à ce dernier cas il emporte toujours avec lui une idée de localité , tandis que , au cas attributif, il peut se rapporter non-seulement à toutes les choses imaginables, mais même aux personnes. Les règles que les grammairiens ont faites, un peu précipitamment peut-être, contre ce dernier emploi, paraissent venir, en grande partie , de la confusion des deux cas,et de la croyance où ils ont été que c'était le même mot.

5"*. Le mot dont s'est ressenti, et certainement bien à tort , de cette confusion. Féraud , par exemple , prétend , après d'autres grammairiens, que dont ne doit se dire que des choses , et qu'en parlant des personnes il faut employer de qui. Il blâme en conséquence ce vers de Malherbe :

Pour moi dont la faiblesse à Torage saccombe.

Il blâmerait par la même raison celui-^ci de Boileau : Jeune et vaillant héros dont la haute sagesse....

Nous n'avons pas à discuter cette prétendue règle. L'exemple de nos bons auteurs et l'autorité de l'Académie prouvent que jamais il n'y en eut de plus mal fondée. Mais la cause de cette erreur est évidemment d'abord dans l'étymologie , parce qu'on a écrit d'ond (de unde) , et qu'on l'a appliqué comme d'où, soit aux lieux, soit aux choses avec

le sens de lieu -, elle est ensuite dans Tidée que de qui servant uniquement pour les personnes , il devait y avoir un inot qui servait uniquement pour les choses.

Cette dernière opinion était juste , mais on en tirait une conséquence fausse*, c'est de quoi et non pas dont qui s'oppose k de qui; qui, en effet, dans cette forme, est au cas complétif, tandis que dont est réellement à Tablatif ou au génitif, et y a toute la généralité que où conserve & l'attributif. Il vaut donc de qui^ de quoi, duquel, de laquelle^ desquels, desquelles, et non pas seulement de laquelle chose.

4"*. Quand l'adjectif conjonctif est pris seul et sans antécédents , comme cela a lieu surtout dans la forme intcrrogative , on emploie autant que possible les formes du complétif, avec et même sans préposition, afin de mettre plus de précision dans le langage.

De qui est cet ouvrage ?

Pour qui cette lettre ?

A quoi pensez-vous?

De quoi se plaint-il ?

D'où vient-il ?

Par où a-t-il passé ?

De quand est cette lettre?

Pour quand me donnez-vous rendez-vous?

c'est-à-dire : quelle personne est venue? quelle personne demandez-vous? vous pensez à quelle chose? il se plaint de quelle chose? il vient de quel lieu? cette lettre est de quel temps? pour quel temps me donnez-vous rendez-vous?

Quand il n'y a pas de préposition exprimée, la règle de l'emploi de ces mots exige quelque observation de plus.

Qui s'emploie conune sujet et comme complément direct.

Qui est venu ?

Qui demandez-vous ?

c'est-à-dire quelle personne est venue? quelle personne de^

158 RELATIFS ET CONJONCTIFS

mandez-vous? Cette seconde phrase, où la construction complète et simplement affirmative exigerait que, (la personne que vous demandez ) s'explique soit par l'inversion : vous demandez qui? soit par l'ellipse : qui (est celui que) vous demandez ?

Quoi ne s'emploie ni comme sujet, ni comme complément direct d'un verbe placé devant lui. Dans ce dernier cas on le remplace par que.

Que demandez-vous ?

QtMdésire-t-ii?

Ces deux phrases s'expliquent facilement par l'ellipse et l'inversion si communes dans nos interrogations : Quelle est la chose que vous demandez? gu'il désire?

Quoi complément direct d'un verbe peut se mettre après lui , mais seulement dans des circonstances particulières : 1® quand on veut expliquer précisément le sens de la tournure ordinaire, comme :

Que vouleZ'Vous? c'est-à-dire vous voulez quoi?

2* quand celui qui nous parle s'égarant sur une multitude d'objets divers , on le ramène par une formule d'impatience bien sensible au seul point qui semble nous importer :

Mais enfin vous demandez quoi?

Cette tournure est évidemment bien plus serrée et plus impérative que la forme ordinaire qvs demandez-vous ?

Ici se représente naturellement l'observation déjà faite que l'objectif que devant un verbe peut aussi bien que le n'être pas complément direct, mais seulement attribut de la proposition. Ainsi ces phrases

Qu'est-ce?

Que deviendrai-je?

sont pour ceci est quoi? je deviendrai quoi? et quoi est évidemment attribut dans la première et supplément d'attribut.

INVAUUBLES. 159

si l'on peut ainsi parler, dans la seconde. C'est un exemple nouveau du râle que Teuphonie a toujours joué dans notre langue. U en est de gue et quoi comme de me, te, se et mot, lot , sot. Certainement l'idée apportée par le pronom est la même dans tu m'aimes et aime-moi. Mais à cette dernière place, il porte l'accent, ce qu'il ne faisait pas à l'autre. C'en est assez pour que la langue française ait admis deux formes distinctes , l'une muette , l'autre sonore : et ainsi nos cas ne sont pas , comme ceux des Grecs et des Romains , susceptibles d'une définition simple et réciproque \ ils offrent toujours une idée complexe dans laquelle entre, outre le rapport indiqué, celle du son et de l'harmonie du langage. Quoij bien qu'il ne puisse pas être le sujet de la phrase , en joue cependant le rôle dans certaines locutions où il est suivi de la préposition de et d'un adjectif, à la condition que le verbe ne sera pas exprimé.

Quoi de difficile là dedans ?

Quoi de plus beaa que la vertu ?

Quoi de plus heureux que ce qui vous arrive?

Cette variété dans les formes des mots les plus communément employés , nous a permis de mettre dans beaucoup de nos phrases une rapidité et une précision merveilleuses. Écoutez Marot, dans son Enfer :

Par quoi surpris ma guide je consulte En lui disant : Dis-moi , s'il t'en souvient , D'où et de qui et par quoi ce bruit vient ?

D'Alembert dit de même :

Je ne sais ni où, ni quand, ni comment je dois le donner * ;

et le quatrième acte de la Métromanie commence plaisamment par une suite d'interrogations monosyllabiques empruntées à la déclinaison du qui conjonctif. Lisette , qui a

f Lettre à Voltaire, du 22 nov. 1765.

t60 HELATIFS ET CONJONCTIFS

pris les habits de Lucile pour jouer la comédie , tire après elle Mondor d'un air inquiet, et celui-ci lui dit :

A qwn bon dans le parc ainsi tourner sans cesse?

PiroueUer? courir? voltiger? — Mondor ! — Qu'est-ce?

Tu ne voyais pas.... — Quoi? — Qu'on nous épiait? — Quand?

Le voilà bien sot. — Qui? — Le trait certe est piquant?

-* Qt^el?— Quel? qu'est-ce ?9tioi? quand? qui? Tamant de Lucile ',

Que son mauvais démon ne peut laisser tranquille.

Le fameux vers technique où Ton a réuni toutes les questions que Ton peut faire sur les circonstances d'un crhne :

Quls?quid? ubi? quibus auxiliis? cur ? quomodo ? qnando ?

peut se traduire presque entièrement avec les seules formes de notre adjectif conjonctif dans le décasyllabe suivant :

Qui ? quoi? quand ? où ? par qui? pourquoi ? comment?

Cette déclinaison est donc assez complexe pour embarrasser quelquefois les personnes dont l'éducation a été négligée. Elles substituent alors à la forme correcte de notre langue une décomposition très-logique, sans doute , mais barbare , qui consiste à désunir, pour les exprimer séparément, les deux idées qui entrent dans notre adjectif conjonctif.

Cet adjectif, en effet, se rapporte toujours à un nom dont il rappelle la signification *, et, de plus, il joint ensemble la phrase antécédente et la sienne propre par une idée de liaison que représente fort bien la conjonction que.

Aussi quelques langues qui , comme l'hébreu *, n'ont pas l'adjectif conjonctif, remplacent ce mot par la conjonction que, suivie, selon le cas, des pronoms {moi, toi, lui^ elle)\ des articles indicatifs ou démonstratifs {les, le, ce, cette) ; ou de quelques noms généraux (ce, ceci, cela, etc.).

Ce que ces langues font ainsi par nécessité , les person-

* Piron, la Métromanie, acte IV, se. 1.

• Sainte Bible : Josué, c. 21, t^ 9 ; Rois, liv. 111, c. 18, i 10.

INVARIABLES. IGt

nés dont je parle le font par ignorance des ressources de la nôtre ^ et c'est ainsi que se produisent ces locutions fautives 9 sans doute , mais par£Bdtement logiques, et que nous nous souvenons tous d'avoir entendues :

C'est moi que je le dis.

C'est toi que tu en souffriras.

C'est une maison que vous y serez bientôt.

C'est un cheval que vous en serez content.

Cest un homme que vous lui rendrez un grand service.

C'est un moyen que par lui vous réussirez.

Que je, que tu, c'est-à-dire qui,- que..., y, c'est-à-dire où; que.... en, c'est-à-dire dont^ que.... lui, c'est-à-dire à quii que par lui, c'est-à-dire par lequel ou par quoi.

Or , ce qu'il y a de plus intéressant pour nous dans cette décomposition , c'est moins l'ignorance de ceux qui la font que la preuve de l'exacte correspondance des cas, dans nos pronoms, notre nom ce et notre article conjonctif, puisque , en isolant la conjonction dans celui-ci , le reste se réduit toujours aux formes déterminées dans les autres.

De là résulte , en effet , cette vérité que les mots examinés ici sont de véritables cas, c'est-à-dire, qu'ayant en euxmêmes le sens du nom ce ou de l'adjectif conjonctif qui, ils y joignent celui de certains rapports syntaxiques, exprimés par leurs terminaisons : ce qui est le caractère distinctif et exclusif des cas, chez nous, pour les prononis ; chez les anciens, pour les noms de toute espèce.

Malheureusement ce caractère , qui est le principal, n'est pas le seul. Il se complique 1** des changements de formes, amenées parce que la syllabe est ou n'est pas accentuée j 9f de la ressemblance de quelques cas différents ; S"* de la différente étendue de signification ou de l'usage plus restreint de certaines formes semblables -, 4° de l'idée de la nature de l'objet qui, au cas complétif particulièrement, se mêle à celle de la qualité. De tout cela , il est provenu de%

tes RELATIFS BT CONJONCTIFS INVARIABLES.

emplois, fort irréguliers en apparence, et une théorie assez embarrassée pour que les grammairiens, même les plus sagaces, n'aient pas pu s'en tirer heureusement*, et ainsi s'expliquent ces opinions non-seulement diverses, mais contraires, qu'ils ont émises sur la nature intime de ces mois '. On reconnaîtra que la théorie qui résulte de l'examen précédent est à la fois bien plus naturelle et bien plus simple *, qu'elle ne nous oblige à aucune concession ni hypothèse extraordinaires-, qu'elle rend compte de toutes les formes, de tous les emplois de ces mots, par les règles connues de la grammaire générale*, qu'elle explique même les difficultés qui ont pu embarrasser jusqu'ici les analystes; enfin qu'elle établit de* nouveaux rapports entre la langue française et la langue latine , d'où la nôtre est tirée.

' Court supérieur de grammaire, part. Miv. H, c. 18, aux mois donl, •n, où. y, dans la listé des mots défectifs. Yoyes aussi au c. 2S la discussion sur la nature de Tadferbe.

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