DE LA NOMENCLATURE CHIMIQUE
syllabe , comparée à la dernière de la base , montre , par régalité, la supériorité ou rinfériorité de son nombre, s*il s'agit d'un sel neutre , d'un sur-sel ou d'un sous-sel.
Il est évident que si la base augmentait dans une proportion semblable , ce serait elle qui devrait porter le préfixe numéral. On sait, par les belles expériences de M. Graham, que l'acide phosphorique PhO' se combine avec 1 9 2 ou 3 parts de soude NaO, ou; d'eau HO, selon certaines circonstances-, il conviendra d'appeler la prenlière combinaison NaO, PhO' (phosphate acide de soude), le fôvagnute de iot>a; la seconde 2NaO, PhO^, le fôvagnute de nù$ava; la troisième 3NaO, PhO^, le fùwignuie de li-sova. Les syllabes m et li traduisent exactement les coefficients 2 et 3 placés devant NaO.
7*. Sth doubles. — Les plus connus sont ceux où l'élément électro-négatif est commun *, tels sont les aluns dont l'expression est de cette forme A1*0^ 3S0»-fK0, SO»; je fais abstraction de l'eau (24 HO) qui y est interposée. La formule est alors trop compliquée pour qu'on puisse lui donner un nom symbolique élégant et facile à prononcer, mais on peut très-bien l'appeler un sùtalite daubk de jyeùvale et de pova; ce nom nous représente immédiatement h formule chimique, puisque le moijyeûvale (AIH)^ appelle auprès de lui un li-sôvalUe (3S0^) , et le mot pova (KO) , un sôvalite seulement (SO^).
8o. Autres qualifications. — Je ne vais pas plus loin dans la liste de ces dénominations : il est facile de voir commeot elles devront être généralement appliquées; et que si laspirituosité ou toute autre qualité parait mériter plus tard d'être indiquée, une syllabe finale en fera raffaire; de même que le sens des terminaisons de, que, te, pourrait être modifié plus tard si , ce qui ne parait pas probable , le^ progrès ultérieurs de la chimie rendaient moins utile la considération des bases , des acides et des sels.
D£ LA NOMbNCLATUKIi; CHIMIQUE. 4K5
Tel est ravantagc des symboles purement conventionnels, qu'ils se prêtent sans aucune difficulté, et surtout sans obscurité, à toutes les significations que l'on désire.
VII. Dérivalion et termes généraux. — Tous nos mots qualificatifs se terminant par des e muets , sont parfaitement propres à former des verbes et des adjectifs. Les terminaisons verbales er et ir exprimeront très-bien , la première notre action sur une substance , et la seconde son passage d'un état à un autre. Ex. : va désigne l'oxygène , vade un composé non acide, vaque un composé acide; de là, les verbes actifs vader et vaquer, et les intransitifs vadir et vaquir. Nous vadons l'hydrogène quand nous le brûlons-, le fer vadit à l'air humide. L'oxydation , quand elle est le résultat de notre action , est le vadage; elle est le vadi$$emeni quand elle se produit sans notre concours immédiat-, le résultat du vadage ou du vadisBement est déjà nommé : c'est le vade» Tous les autres noms chimiques peuvent former des verbes et des noms verbaux analogues -, choder, c'est combiner avec le chlore -, chodir, se combiner avec lui -, nous chodons facilement l'or, mais on ne peut' le vader ou il ne peut vadir immédiatement.
Les. particules dé, en, re, placées devant ces verbes comme devant les autres verbes français, leur font signifier la cessation, le commencement ou le retour de l'action, ou de rétat qu'ils expriment. Les métaux alcalins dévadent l'eau à froid, c'est-à-dire lui enlèvent son oxygène; ceux de la cinquième classe de M. Thénard ne la dévadent ni à chaud ni à froid , mais ils vadi$$ent à l'air libre à une certaine température , passé laquelle ils dévadxssent.
Les participes de ces verbes peuvent être employés avec avantage. Par exemple, l'ammoniaque anhydre ou délzode (H^ Âz) ne forme le sulfate d'ammoniaque qu'en se combinant avec un équivalent d'eau 110; il faudrait donc dire, pour parler rigoureusement, $ulfate d* hydrate d'ammoniaque