DE QUELQUES VERBES EN ER. 16S
sont les leltrcs du radical qui ont de Timportance et qu'il faut conserver. Quant aux terminaisons , elles sont la propriété de chaque langue en particulier, elles lui appartien* nent absolument, et n'ont aucune influence sur les autres motp de la langue , comme elles n'ont aucune conne^^ion avec les langues étrangères.
Aussi voyons-nous qu'elles ont été chùngées seton le besoin, et que jamais on n'a hésité à se faire pour elles une règle générale indépendante de l'étymologie.
Par exemple , si Y$ est devenue caractéristique du pluriel dans nos substantifs , l'était-elle toujours soit en latin , soit dans notre ancienne langue? On sait bien que non. Tous les mots de la première et de la seconde déclinaison , rosœ^ domini^ et tous les noms neutres , quels qu'ils fussent , templa, carpora, n'avaient pas Vs au pluriel, et, au contraire, la plus grande partie des noms , ceux de la seconde , de la troisième , de la quatrième et de la cinquième déclinaison l'avaient au singulier, d'où cependant nous l'avons fait disparaître le plus souvent.
Bien plus, dans notre ancienne langue , Vs était caractéristique du singulier pour le cas direct , et du pluriel pour le cas oblique. On a changé tout cela, sans aucun scrupule, quand on a créé, pour distinguer les deux nombres, une règle plus générale et qui s'appliquait partout.
Dans nos verbes , toutes nos personnes plurielles (excepté celles du prétérit) se terminent en ons, ez, enL Croit-on que om représente bien exactement les terminaisons amus, emu$, imus, d'où il est dérivé? Que ez réponde bien à ati$j etiSj iiis? Serait-il raisonnable de se plaindre qu'on n'ait pas conservé dans la contraction que nous ont donnée ces désinences personnelles, la trace de la voyelle différente qui se montrait en latin?
Et si nous passons aux participes présents, tous ne sontils pas terminés en ant ? Cette terminaison ne convient pour-