DB L ORTHOGRAPHE
tant par l'étymologie qu'à la première conjugaison latine , amans, atnbulans. Quant aux autres , où la voyelle était un e, monenSj legens, audiem, le scrupule étymologique voulait qu'elle fût conservée; on y a renoncé toutefois, et avec raison, pour établir une désinence commune.
Ainsi , chaque langue est évidemment maltresse de ses terminaisons , comme elle Test de ses signes orthographiques. Ni par l'un ni par l'autre de ces moyens elle ne porte atteinte à la saine doctrine étymologique; et il est aussi puéril d'opposer le respect de l'antiquité à celui qui veut régler les désinences des mots, qu'il le serait de repousser un tréma , une cédille, un accent , sous prétexte qu'ils ne sont pas dans la langue mère ou dans les dérivés immédiats. .
Gela dit, et une fois compris qu'il ne s'agit ici que des terminaisons des verbes , il n'y a pas lieu d'accuser de hardiesse ou de témérité la proposition de modifier en quelque chose notre manière d'écrire , si ce changement tend à faire disparaître un grand nombre d'exceptions , et à régler définitivement ce qui est resté indécis.
Examinons à ce point de vue les classes de verbes que nous venons d'énumérer.
Il n'y a rien à dire sur les verbes en cer et en ger. Le changement qu'ils éprouvent dans leur radical est le plus simple et le mieux motivé qu'on puisse trouver, puisque d'après nos habitudes d'orthographe ces deux consonnes ont le son dur devant l'a et l'o; pour leur conserver devant ces voyelles le son sifflant qu'ils ont devant Ye de l'infinitif, on a dû recourir aux signes ordinaires de ce sifflement , à la cédille sous le c, à Ve muet après le g : traçant j nous iraçtms^ partageant , nous partageons.
On peut seulement s'étonner que cette règle étant fiûte pour le maintien du son sifflant, il n'y ait rien de sembla-^ hie pour la conservation du son dur. Dans les verbes en