‹ Theses presentees a la Faculte des sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences naturelles (volume 3)Chapitre 41 sur 81 · IV. — CULTURE SUR LE MILIEU-TYPE · texte numérisé non relu

IV. — CULTURE SUR LE MILIEU-TYPE

Semée sur pomme de terre dans les conditions normales, cette espèce se développe rapidement en une moisissure gris brunâtre ou verdâtre, entourée d’une atmosphère de filaments blancs, aranéeux, légers. Ce flocon s'agrandit et envahit bientôt toute la pomme de terre. Quelle que soit l'origine, l'aspect des semis de contrôle a toujours été le même. Le substratum se recouvre d’une laine courte, en petits flocons serrés, tantôt sur toute la surface, tantôt par places. La coloration de cette laine reste très rarement blanche : elle varie du gris-noirâtre au gris-verdâtre.

Lorsque la pomme de terre repose sur un tampon de coton, celui-ci est rapidement envahi et devient vert noirâtre. Dans les vieilles cultures, le coton supérieur luimême renferme aussi des filaments.

Enfin le liquide inférieur contient une végétation superficielle abondante, souvent suffisante pour qu’on puisse renverser le tube. Cette épaisse membrane est quelquefois blanchâtre, le plus ordinairement colorée et marquée sur le bord d’un cercle plus foncé, noirâtre.

Les parties tomenteuses, grises ou blanches, sont formées d’un mycélium stérile. Les parties verdâtres ou gris verdâtre montrent un mycélium portant des Macrosporium ou des formes macrosporioïdes. Les parties noires sont des amas de Macrosporium brun noir, détachés ordinairement des filaments et qui germent aussitôt sur le milieu, augmentant ainsi la végétation.

Celle-ci est, en somme, assez homogène. Beaucoup de filaments sont très volumineux et contiennent de grosses gouttes d'huile (fig. 23, p. 101).

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