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V. — GERMINATION ET PREMIER DÉVELOPPEMENT SUR EAU DE POMME DE TERRE

Dans les cultures en cellules, le mycélium blanc ou très légèrement cutinisé naît d’une spore en massif, rarement de la pointe, le plus souvent des cellules latérales; 1, 2, 3 filaments partent ainsi sous forme de tubes cylindriques

Fig. 20. — Première germination d’une spore en Fig. 21. — Anastomoses .dès massif et d’un fragment de mycélium durable le début de la germination, sur eau de pomme de terre. — Eau de pomme de terre.

(fig. 20) bientôt ramifiés et s’anastomosent vite (fig. 21, 22) en un réseau à larges mailles. Sur les branches mycéliennes naissent des spores en massif qui se prolongent en files d'Alternaria généralement bien régulières et très caractérisées (fig. 22). La couleur en est grise ou gris brun, ou un peu verdâtre, tandis que la spore initiale est très foncée, brun rouge sombre, souvent plus petite que les nouvelles formées et comme réduite, tout en conservant sa forme (pl. Il, fig. 11). Par exception, les spores nouvelles sont quelquefois irrégulières et de forme anormale ; en tout cas, toujours nettement articulées sur le mycélium.

ANN. SG. NAT. BOT. x TA,

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Celui-ci très développé, rameux, anastomosé souvent, se ramifie sur certains points en formant une sorte de réseau où les rameaux sont plus épais et fréquemment anastomosés. Ce phénomène se retrouve dans la germination sur plusieurs autres milieux (glycérophosphates, etc.) (PI. HI, fig. 12). Ces filaments entrecroisés ont des origines diverses ; ils sont plus tortueux, plus irréguliers, plus

Fig. 22. — Culture en cellule sur eau de pomme de terre, 3e jour. — Formation des files d’'Al{ernaria.

gris et un peu plus cutinisés que ceux d’où ils proviennent et que ceux qu'ils donnent eux-mêmes.

J'ai fait aussi d’autres cultures en cellule, pour observer la germination dans quelques milieux intéressants (acide gallique, glycérophosphate monosodique, carbonate de calcium, mannite, eau distillée de menthe, etc., etc.). Les résultats en seront mieux placés après l'étude de la végétation spéciale dans ces solutions. J’indique seulement ici que des essais de ce genre pourraient peut-être permettre d'obtenir des périthèces.

En effet, les cultures ‘en cellule, outre qu'elles An offert des éclaircissements très nets sur certains points de structure et de développement, ont aussi présenté {au moins

quelques-unes d’entre elles: mannite, glycérophosphate, etc., etc.), un mode de végétation intéressant, bien qu il n’ait pu être suivi jusqu'au bout.

Sur certains points du mycélium rameux sorti de la spore en massif, les branches se tordent en spirales irrégulières, en une sorte de tire-bouchon dont l'aspect tranche nettement sur le reste du mycélium. Or, Zopf, dans sa monographie des Chætomium (1), indique des formations absolument identiques comme étant le début des périthèces. Il se pourrait donc que notre espèce eût une tendance, dans certains milieux, à former soit des périthèces, soit peutêtre des pycnides, dont le mode de production serait tout différent de celui des pycnides de la première espèce; mais souvent pycnides et périthèces se développent dans la même espèce d’une façon identique (2).

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