‹ Theses presentees a la Faculte des sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences naturelles (volume 3)Chapitre 5 sur 81 · Î. —— LIQUIDES ÉTUDIÉS · texte numérisé non relu

Î. —— LIQUIDES ÉTUDIÉS

Lorsqu'on examine les flacons des laboratoires ou des pharmacies, on est frappé du nombre des solutions même toxiques envahies par des moisissures d'aspect varié, immergées ou flottantes, étalées à la surface ou en dépôt au fond, adhérentes à la paroi au-dessus ou au-dessous du liquide, ou en membranes d'épaisseur diverse.

La couleur en est ordinairement brunâtre, rougeâtre ou verdâtre plus ou moins foncée, ailleurs tout à fait blanche, et alors soit opaque, soit presque transparente. L'ensemble est le plus souvent filamenteux, enchevêtré, mais d’autres

(1) Le cas est cependant plus rare qu’on ne le pense généralement. Voir, pour la nécessité des cultures successives, pour revenir à un lype donné, les observations de M. J. Ray sur le Sterigmatocystis bicolor. (Ray, Variations des Champignons inférieurs sous l'influence du milieu, Rev. gén. de Botan., 1897).

8 LOUIS PLANCHON.

fois granuleux et plus ou moins pulvérulent, d’autres fois encore comme gélatineux (1).

Les semis d'origine ont été faits avec des liquides quelconques pris un peu au hasard, à Montpellier ou à Paris dans les laboratoires de l'École de pharmacie, chez des pharmaciens ou chez des particuliers. La composition de ces liquides était des plus variées : eaux distillées (2), acides (3), sels de potassium (4), de sodium (5) ou autres (6), sels doubles ou mélangés (7), solutions nutritives de composition connue (8), corps spéciaux (9), etc., en tout environ une centaine de solutions diverses, choisies parmi celles dont les végétations variaient le plus d’aspect extérieur.

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