‹ Thèses présentées à la faculté des sciences de Paris pour obtenir le grade le docteur èsChapitre 15 sur 66 · I (2) II · texte numérisé non relu

I (2) II

Chlore total. - 2.568 1.669

Chlore de l'acidité. 1 .645 0.922

Chlore combiné aux bases, calculé d'après le dosage des bases à Tétat de sulfates, comme si toutes les bases étaient du sodium (3). 0.989 0.837

(1) Cette opération est difficile, par suite du boursouflement de la matière organique, et exige beaucoup de précautions.

(2) Cette analyse a été faite par M. Guinochel, élève de TËcole des hautes études.

(3) En calculant comme s'il n*y avait que du sodium, on fait une erreur qui tend à

DOSÂOËS DU CULORË. 33

Chlore combiné à Tammoniaque. 0.355 0.355

Différence du chlore combiné et du

chlore total. 1.224 0.477

Différence entre la somme du chlore

combiné et du chlore de l'acidi té d'une

part, et, d'autre part, le chlore total. 0.421 0.4 iG

Ces expériences permettent de conclure qu'il y a de Tacide cblorhydrique libre, ou plus exactement un acide contenant du chlore.

Cependant, comme différentes objections ont été faites (1) à la méthode de Schmidt, il est nécessaire d'insister sur quelques détails.

1). Dans la calcinatîon des chlorures, une certaine quantité des chlorures se volatilise, et donne, par conséquent, un poids trop faible de base. Cette objection est assez fondée ; aussi ai-je modifié le procédé de Schmidt, et au lieu de doser les métaux à l'état de chlorures, les ai-je dosésà Tétat de sulfates : or les sulfates sont fixes et la chaleur ne les volatilise pas. M. Laborde croyait que, selon M. Boussingault, les sulfates se volatilisent. Mais, d'après M. Boussingault, à une chaleur extrêmement forte (rouge blanc), et longtemps prolongée, une minime quantité, presque inappréciable, de sulfates de potasse et de soude disparaît. Or on peut complètement négliger cette perte insignifiante, et tous les chimistes dosent la potasse à l'état de sulfate dans un creuset de platine chauffé au rouge, sans se préoccuper de la volatilisation (?) du sulfate de potasse.

2). Le sulfate d'ammoniaque se volatilise.

Nous avons tenu compte de cette observation en dosant l'ammoniaque (2).

3). Les phosphates ne sont pas transformés par l'acide sulfurique, et au lieu de peser les sulfates, on pèse les phosphates :

augmenter le poids de chlore combiné. Car le potassium a un équivalent plus élevé que le sodium.

(1) Gélis^ Le lactate de fer, in-18. Paris, 1877. — Laborde, BuUet. de la Soc. de bioi.,3mars 1877.

('2) Voyez à la fln les dosiges d'ammoniaque.

eu. RICHET. 3

34 PROPRIÉTÉS DU SUC ÛASTRiQUË.

mais la différence entre l'équivalent de l'acide sulfurique et l'équivalent de l'acide phosphorique, n'est en poids que de—^. Elle est par conséquent négligeable, d'autant plus que le poids de l'acide phosphorique contenu dans un litre de suc gastrique ne dépasse pas 0,5* décigramme (1). L'erreur ne dépasse donc pas 0,01 pour 1,000 grammes.

Telles sont les quelques observations que j'avais à présenter au sujet de l'analyse du suc gastrique par la méthode de Schmidt. La conclusion générale est qu'il existe dans le suc gastrique pur un acide libre contenant du chlore.

Les résultats sont différents quand le suc gastrique est mélangé aux matières alimentaires.

Voici les résultats de deux autres analyses :

m IV

Chlore total. 3.928 4.077

Chlore deracidité. 1.512 2.002

Chlore combiné, calculé comme ci-dessus. (?) 4.035 3.599

Différence du chlore combiné et du chlore total. —0.107 +0.478

Différence entre la somme du chlore combiné et du chlore de Tacidité d*une part, et, d'autre part, du chlore total. 1.619 1.524

Comme on peut s'en assurer en comparant ce tableau au tableau précédent, les résultats ne sont plus les mêmes : dans un cas (Exp. in), le chlore total n'a même pas suffi à saturer toutes les bases , et par conséquent il faut admettre nécessairement que, dans le suc gastrique, quand il y a des aliments, il existe d'autres acides que l'acide chlorhydrique.

Ce n'est pas seulement sur le suc gastrique de l'homme que j'ai répété les expériences de Schmidt^ mais aussi sur le suc gastrique des poissons.

(1) Voir plus bas l'analyse d'acide phosphorique (pages 36 el 37).

U06AGES DO GULOUK. 35

Malheureusement, à l'époque où je faisais ces expériences, il s'était déjà formé dans le suc gastrique une certaine quantité d'acides organiques, de sorte que. l'acidité était certainement plus considérable qu'elle ne l'était au début.

Quoi qu'il en soit, toici le résultat de cette analyse calculée pour 1,000 grammes :

Chlore total 3.932

Chlore de l'acidité 3.585

Chlore combiné aux bases, en calculant comme pour le sodium. 2.15

En calculant comme pour le potassium. 1.75

Moyenne. 1.95

Excès du chlore libre sur le chlore

combiné. 1.98

L'exactitude de ce résultat s'est trouvée confirmée par les expériences suivantes.

Ce même suc gastrique de poisson a été soumis à la dialyse, et j'ai analysé séparément la partie qui avait été dialysée et celle qui n'avait pas passé à la dialyse.

(Les chiffres de la portion de suc gastrique dialyse sont rapportés à un volume égal de 1,000 kilogrammes.)

Page 1