SCÈNE III
JEAN CESANO, POMPEO CORTEZ, JEAN VAS ARI, pui3 CASTIGLIONE
Pendant que Jean Cesano descend l'escalier, Jean Vasarî entre par un portique à droite.
JEAN CESANO
Eh bien!
JEAN VASARI
La garnison approche !
Elle enveloppera le palais. Sur la roche, Au fort de Sammoggia, mon oriflamme au vent Lui donne le-^ignal de la marche en avant.
JEAN CESANO
désignant un portique, à gaucho
Mon lieutenant avec les gardes de la porte
Se tiennent là, tout prêts à nous donner main forte.
POMPEO CORTEZ quittant les domestiques et descendant de la terrasse
Et tous les serviteurs acquis à mon dessein Seront près d'Orlanda quand viendra l'assassin .
JEAN CESANO
Donc, c'en est bien fait d'elle, et plus rien ne protège La libellule d'or prise dans notre piège î
CASTIGUONE
descendant vivement Tesçalier du fùnà
Peut-être 1
JEAN VASARI
Que dis-tu?
CASTIGLtONE
Le ballet est manqué I
POMPEO CORTBZ
Ah ! tu nous as fait peur.
CASTIGLIONE
La reine a révoqué Mes ordres. C'eût été ravissant; c'est burlesque. On danse la Gaillarde et non la Romanesque!
JEAN CESANO
Fou ! Tout va bien.
CASTIGLIONE-
Qui sait? Fiammette, en ordonnant, Avait un rire aux yeux.
JEAN CESANO
Tu vas voir.
Marchant et appelant vers la gauche, au-dessus du trône :
Lieutenant?
Un garde royal apparaît de chaque côté du portique.