Mémoires secrets, 28 décembre
2. Courrier de l'Europe numéro du 3i octobre 1786. li est bon d'ajouter, à titre d'épilogue de cette polémique, que la suite sembla donner raison aux violentes attaques de Morande contre Cagliostro : car, s'il faut en croire les Mémoires secrets (26 avril 1787), M. de la Borde et son beau-frère, M. de Vismes, revinrent d'Angleterre complètement désabusés sur le compte du charlatan, qui aurait quitté Londres avec les diamants de sa femme et la laissant dans la misère. Seraphina Feliciani aurait avoué que son mari n'était autre que le Balsamo dont le Courrier de l'Europe avait tracé un portrait si flatteur. Dans le numéro du Courrier de l'Europe du 24 août 1787, Morande, après avoir de nouveau soutenuqu'il n'avait jamais reçud'argcnt pour attaquer Cagliostro, nous apprend que le charlatan « qu'il a réussi, dit-il, à chasser d'Angleterre », s'est réfugié, vers juillet 1787, dans la petite île de Bricnne où il vit d'une pension faite par M. Sarazin, de Bàlc.