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Mémoires secrets, 1 1 et 1 5 octobre

2. L* Espion anglais, dans V Apologie de la fête anandryne qu'il met dans la bouche de M'*® Raucourt (t. X, p. 253), prête les goûts étranges de cette actrice à Sophie Arnould, à W^^ Clairon, à Mii« Souck, puis à des femmes du monde, la duchesse de Urbsrex, la marquise de Terracenès, la marquise de Téchul et enfin à M"* de Furiel, femme du procureur général du Parlement Maupeou. W^^ Souck était une étrange créature. Abîmée de dettes, ne pouvant plus rester à Paris où %ii% créanciers lui réclamaient 400,000 livres, elle était allée faire un tour à l'étranger et, au cours de se» voya^c^, avait tourné la tcte du prince Henrt^ frère du roi i\g

à la main... puis qu*on les sépare:

ries adverses échangèrent longten ments et les injures, à Tinstar de^ de Lucien. Comme le disent h secrets^ il y eut « un schisme e

Prusse. Elle revint à Paris chargée de; l'Altesse. Quand M"© Raucourt, réfugié de Ligne, n'osait plus reparaître à la caise, ce fut M»i« So'uck et la reine M qui offrirent de payer les dettes de Tact valent à 200,000 livres. V. Mémoires se 1777. En juillet 1778, Souck et Rauco semble à Hombourg, où elles commiren délicatesses qui les firent condamner locale au fouet, à la marque et au bann i3 juillet 1778). Les mémoires du temps ni comment ni par qui la sentence fut qu'il en soit, cette épreuve ne rompit pi Souck et Raucourt. Dans l'épître à cell naîtra (Mémoires secrets, i5 octobre ; engage M"* Raucourt à rester ellc-mén

N'obéis qu'à ta fantaisie, Garde ton essor cavalier, Vit ton audace et ton génie, I-U cet amour peu familier Dont le costume irrégulicr Tente la bonne compagnie.

Monte, le matin, un coursier D'Ancleterre on A^XnAmi^fmi^

L'OPERA

sectes; de là des vers, des épigrammes, etc., ce qui amuse singulièrement les coulisses et la multitude de gens frivoles pour qui ces querelles sont des objets très importants ». Après la bataille, les deux rivales se réconcilièrent, et, lorsqu^au mois de septembre 17791e roi autorisa Raucourt à faire sa rentrée à la Comédie- Française, elle descendit chez Sophie Arnould. Ce fut un événement dans un certain monde.

Mais ringrate Raucourt témoigna peu de reconnaissance à Sophie qui, à l'exemple de Louis XII, oubliait les anciennes injures. Elle lui enleva le prince de Hénin. Un trait si noir rendit furieuse l'aimable Sophie. Elle se serait portée sans doute à des extrémités violentes, si le prince et sa séductrice ne s'étaient pas réfugiés à Bagatelle, chez le comte d'Artois *. Raucourt ne se contenta pas de celte conquête masculine, et Morande, dans la Galette noire, nous apprend qu'elle fit passer un peu plus tard dans son camp une jeune amie de Sopliie qui s'appelait M"* Virginie. Sophie Arnould, sans penser à mal, avait deux jours de réception, le mardi pour les femmes et le jeudi pour les hommes. Cela fait rougir l'auteur du Vol plus haut; mais le pamphlétaire avait beaucoup trop

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