I. Mémoires secrets, 6 janvier
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d'imagination, et ses indignations font sourire, quand il s'agit de femmes adorables, idoles d'une société de beaux esprits qui ne prodiguait pas ses iiommages.
M"" Raucourt faisait partie de la troupe de la Comédie- Française, ainsi que la Préville et la Vestris, sans oublier les acteurs Préville, de la Rive, Grammontde Rozelli. Le rédacteur rfu Vol plus haut, dans sa préface, raconte quej «transporté en réveau milieu du ridicule sénat de la Comédie- Française ", il a assisté à la conférence des comédiens et comédiennes, qui l'ont détié de diriger contre eux ses traits satiriques. C'est M"° Raucourt qui, dans cette vision fantastique, parle la dernière : » Il n'osera jamais, dit-elle — : Ah! je n'oserai jamais, s'écrie l'indiscret anonyme; nous allons voiri n Alors il se réveille, s'assied a entre la Satyre et la Vérité » et commence son livre, A propos de la Comédie-Française, nous ne citerons qu'un passage où Morande, voulant démontrer que les théâtres privilégiés de la capitale étaient en pleine décadence, compare l'organisation de la Comédie, au temps de Molière, avec les nouveaux usages qui livrent la destinée des auteurs les plus cmincnts à la capricieuse influence des actrices: « L' admirahle auievtrda Misanthrope parlait; on se soumettait^ sans orgueil, à ses
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décisions et Ton trouvait une sorte de gloire à suivre ses avis... Dans le temps cité plus haut, les femmes n'étaient point admises aux délibérations; aujourd'hui^ rien ne se décide sans elles; elles font des réformes, établissent des lois et, d'un moment à l'autre, changent la face du général et décident, à tort et à travers, du mérite de ceux ou de celles qui réclament l'espérance de posséder les mêmes places que les anciens comédiens et comédiennes occupent.
Cest pourtant à la censure de pareils juges que sont exposées les veilles littéraires de nos plus estimables écrivains I Trop heureux encore, si leurs productions ne deviennent en un moment la proie d'un mauvois bon mot ou d'un plat calembour, qui souvent ne doit son succès qu'à la mine joliette de celle qui l'a prononcé. » Les petits pamphlets attribués à Morande parlent peu de la Comédie-Italienne. Tout au plus la Galette noire dit-elle quelques mots de M*'° Miré, plus connue sous le nom de Colombe*. Elle avait débuté en septembre 1772,
I. Colombe, après avoir été abandonnée par le duc de F***, se lia avec J***, maître des requêtes et roué fort connu par ses aventures de tripot. La prétention de ce gentilhomme était d'avoir deux maîtresses. Colombe émit alors la prétention d'avoir deux amants. J***, furieux, cassa toutes les glaces de l'appartement de Colombe; l'actrice alla froidement chez le maître
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dans le Huron et dans Tom Jones. Il parait que « toutes les femmes chantantes » furent exaspérées du succès prodigieux de la jeune actrice et cabalérent, si l'on en croît les Mé- ' moires secrets, auprès des gentilshommes de la Chambre pour empêcher qu'elle ne fût reçue. Cette jalousie ne nuisit pas à Colombe : dix ans après, on la chantait encore '.
On trouve, en revanche, dans les œuvres du libelliste des renseignements nombreux et
de requêtes et brisa k son tour tomes les glaces du lofais, en laissant sur une carte deux vers que nous tairons. J'** mit fin à ce duel, en constituant à l'adversaire un contrat de renie de 2,000 écus. — LMÏnjaaack des adresses des demoiselles de Paris, qui porte la date de 1792, parte encore de M"» Miri et de ses lia maris. En 1784, lorsque parut la Galette noire, la brûlante courtisane avait déjà mis au tombeau plusieurs de ses adorateurs qui s'étaient impulsés pour lui plaire. On grava sur le monument funèbre de l'un
La Miré ta, mi, la.
V. la mâme anecdote dans la CAraii. scand. 1. 1, p. zoi et dans l'Espion anglais, t. 11. p. 197.
Fuurnit la femelle ai
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piquants sur les petits théâtres du Boulevard. Il n'est pas impossible de reconstituer ainsi, en utilisant çà et là des pièces qui dorment oubliées dans la poussière des bibliothèques, tout un côté vivant et original du Paris de l'ancien régime, à la veille de la Révolution.