V. Grimm, Corresp., t. Xlll, p
Le marquis Ducrest se piquait de proléger les gens de lettres. Il avait décidé le duc d'Orléans » à suivre l'exemple de M. de Galonné et i pensionner douze trompettes dont voici les noms : MM. Marmonlel, Gaillard, l'abbé de Lille et de la Harpe, de l'Académie française; messieurs Bertholet, Lavoister, de la Place
en France et reprit sa plume de journa fondant le Patriote fi^anqais *. Après 1' du roi et TafiFaire du Champ de Mars, levé bien haut le drapeau républicain. I les Pisistrates qui, à l'entendre, avaien la garde nationale contre le peuple et ^ sang des enfants et des femmes dans la j du 17 juillet, d'avoir voué à Téchafat hommes à caractère » qui voulaient ré ces essais de dictature. Mais il ne s'
et de Vandermonde, de l'Académie des science de la Chaux, de ^Académie des inscriptions e thécaire du prince; enfin, messieurs Berns Saint- Pierre, Palissot et Ménageot : ce demie peintre, t Ces pensions étaientdeSoo livres. A secrets, 3i janvier 1787. Du reste, le marqui nistrait d'une façon remarquable les biens di le roi lui fit demander un mémoire sur les ] qu'il avait employés pour faire rentrer les arriérées. C'est sans doute ce qui donna à l'ai gentilhomme l'idée de se proposer au roi com vant faire un ministre idéal, en réclamant la } sion des lettres de cachet et la démolition de la Il demandait aussi la création d'un conseil p< que département ministériel, comme au tem régence.
laissé intimider et « a déconcerté par ses regards plus d'un de ces brigands r>. Alors on a changé de batteries, et, comme on n'osait pas prendre sa tête, on a essayé de la calomnie. Les tyrans avaient encore bien des ressources. « La liste civile, le trésor public, les places étoient à leurs ordres, et les libellistes, les délateurs mercenaires à leurs pieds. L'or a coulé, et la capitale a été inondée et d'émissaires qui prêchoient dans tous les lieux publics contre les Jacobins; et de trompettes qui hurloient les grandes conspirations découvertes (encore à découvrir) ; et de pamphlets qui désignoient au peuple et aux gardes nationales leurs victimes; et de journaux qui versoient au loin le poison, fabriqué dans la capitale *. » Et que peut-on lui reprocher, à lui Brissot? On l'accuse d'être payé par les puissances étrangères? Mais il est pauvre et n'a ni caisse ni portefeuille. On prétend aussi qu'il a fait des dupes en Angleterre et s'est emparé de la fortune de ses associés. Si l'on a des pièces, qu'on les montre et qu'on les dépose chez un officier public : l'un de ses ennemis n'a-t-il pas déjà produit pour le perdre un faux certificat arrivé de Londres? Et celui qui a commis cette infamie, qui est-il?