‹ Thomas Corneille, sa vie et son théâtreChapitre 105 sur 206 · Jodelet. Mon père · texte numérisé non relu

Jodelet. Mon père

Pascal. Laissons là ta généalogie.

Ton nom est Jodelet, ton emploi ta folie. Jodelet. Ne suis-je pas marquis?

son visage ', à sa « nasillardise 2 » ; tantôt ce sont des mots fabriqués ou employés à contresens 3, tantôt des séries de dictons populaires * ou d'absurdes allitérations :

Elle est presque toujours sur le raisonnement

Et, raisonnant, raisonne irraisonnablement

J'y pense, j'y repense et plus que tu ne penses.

Il faut croire que ces misérables facéties devenaient plaisantes à passer par la bouche du comédien!

Jodelet n'avait encore brillé que dans des rôles de valet. Thomas Corneille lui lit, dans Don Bertrand, représenter un gentilhomme, mais un gentilhomme dune espèce particulière, une sorte de hobereau campagnard, vieux, laid, malpropre et grossier, à la fois imbécile et méfiant, personnage grotesque jusqu'à l'invraisemblance, que l'auteur avait été chercher dans une des plus folles comédies de Rojas, et dont Scarron

Pascal. On te donne en effet

Le ridicule nom de marquis Jodelet; Parce que tu fais rire, on te courtise, on t'aime. Pauvre fou! {Geôlier, I, v.)

1. Ai-jc d'un assassin l'enyisagement blême? (Geôlier, III, vu.)

2. Il débite son fait fort nasillardement. (Don Bertrand, I, ri.)

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