‹ Thomas Corneille, sa vie et son théâtreChapitre 3 sur 206 · De Boze, Discours · texte numérisé non relu

De Boze, Discours

3. Les Bonnes Sœurs ou le Ménage des deux Corneille. (Ducis, Œuvres complètes, in-8, p. 304.)

des Lampérière, que les deux frères ne voulaient point partager, était assez considérable. On a récemment trouvé ' la liste complète des biens dont héritèrent Marie et Marguerite dans un « Aveu rendu au roi le 13 décembre 1681, à cause de Sa châtellenie et vicomte d'Andelv 2 ». Cet aveu comprend deux maisons à Andely, dont une fort belle 3, et dix-huit pièces de terre, bois, vignes, terres labourables, le tout dune contenance d'environ 45 hectares. Que l'on ajoute à cela le prix de la charge de Mathieu de Lampérière cpii fut vendue (le 29 décembre 1650) 3 300 livres tournois, une petite somme dont les deux femmes héritèrent de leur grand'mère (26 mai 1655) *, enfin diverses créances qu'elles durent recueillir successivement, et Ton verra que le jeune Corneille, tout en écoutant son cœur, avait fait une assez bonne affaire.

Les Corneille avaient d'ailleurs hérité, eux-mêmes, de leur père une fortune fort passable : pour sa part, Thomas avait obtenu la « Grande Maison » de la rue de la Pie, celle où il était né s, un peu plus du tiers du domaine de Petit-Couronne, la moitié des deux propriétés de l'île de la Litte et de l'île de Cléon, qui restèrent indivises entre les deux frères fi, et une part des sommes d'argent qu'avait placées Corneille le père en constitution de rentes et qui s'élevaient au moins à 25 000 livres. Le jeune ménage se trouvait donc,

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