Bouquet, l'oints obscurs..., p. 110 et
2. « Pour servir à la confection du nouveau terrier de Son domaine. »
3. La commune d'Andely a acheté en 1858 cette belle maison, connue sous le nom de « Maison Corneille », pour en l'aire son hôtel de ville.
'i . Bouquet, Poinls obscurs..., p. 113.
5. Pierre avait reçu la « Petite Maison », cpii était d'ailleurs la plus élevée.
G. Aveux faits par Pierre Corneille le 18 juin !G't2 et le 13 août 1G53.
dès l'abord, jouir d'une assez honnête aisance et n'avait point absolument besoin, pour subsister, des bénéfices du théâtre.
Thomas ne tarda pas cependant à porter un nouvel ouvrao-e aux comédiens : l'année même de son mariage, il fit représenter, encore sur la scène de l'Hôtel de Bourofoo-ne, une troisième comédie : Don Bertrand de Cigarral, imitée celle-ci non plus de Calderon, mais de ce Francisco de Rojas, auquel Rotrou avait pris le sujet de son Venceslas. Don Bertrand réussit encore mieux que les Engagements du hasard et que le Feint Astrologue. « Cette pièce, nous dit De Visé ', fut si estimée et si suivie que l'on a remarqué que, pendant un certain nombre d'années, elle a été jouée plus de vingt fois à la Cour, sans les représentations qui en ont été données en public. » Il faut dire aussi que le principal rôle était joué par le célèbre Jodelet, qui avait déjà assuré le succès de deux comédies de Scarron 2 et dont Paris était alors idolâtre; toutefois, même après la mort de ce plaisant bouffon, Don Bertrand ne fut pas oublié. En 1659, en 1660, en 1661, la troupe de Molière le joua régulièrement, nous le voyons par le Registre de Lagrange; en 1685, il était encore compté parmi les ouvrages qui pouvaient attirer le public 3 et, dans le siècle suivant, Fontenelle ne craignait pas de le comparer au Menteur.
En 1651, Thomas Corneille fait jouer V Amour à la mode, imitation assez originale d'une pièce d'Antonio de Solis 4, et où il semble avoir essayé de peindre un
1. Eloge de Thomas Corneille, par De Visé. [Mercure galant, janvier 1710, p. 270 et suiv.)
2. Jodelet, maître ou valet ; les Trois Dorothée ou Jodelet souffleté.
3. Répertoire des comédies françaises qui se peuvent jouer en 1685. (Bibliothèque nationale, Manuscrits, fonds français, n°2 509.)