Avertissement des Œuvres de théâtre de M. Boursault
2. a P. Corneille parla un jour à l'Académie si avantageusement du Germanicus, qu'il alla jusqu'à dire qu'il valait les pièces de Racine : celui-ci s'offensa du propos et ils échangèrent des mots piquants. » (Préface de Germanicus.)
demie française La Motte, son successeur, M. de Callières parla de sa probité, de ses mœurs simples, douces et sociables, et La Motte, à son tour, célébra avec agrément ses vertus, sa sagesse et sa modestie: il le montra « cherchant de bonne foi des conseils sur ses propres ouvrages, et, sur les ouvrages des autres, donnant lui-même des avis sincères, sans craindre d'en donner de trop utiles ». Ajoutons encore, d'après Niceron ', qu'il était bienfaisant, généreux, libéral, même avec une médiocre fortune, qu'il doublait le prix des services qu'il rendait par la façon dont il savait les faire accepter. Homme de devoir, homme de bien, dans toute l'acception du terme, on peut dire que par la longue et constante pratique de ses modestes et silencieuses vertus, il honora, plus qu'aucun de ses contemporains, la profession d'homme de lettres.