III, XI
Du diaphragme impur Thumeur trop réunie Le mettait tous les ans dix fois à Tagonie ; En huit jours, je vous ai balayé tout cela, Nettoyé l'impur, et.... Regardez, le voilà Aussi frais, aussi plein de vigueur énergique Que s'il n'avait jamais eu tache d'asthmatique '.
Pendant que le valet continue sa parade en entas- • sant force termes baroques, dont la dame est tout ébaubie, le maître tire h part Léonor et a vitç fait d'obtenir d'elle un rendez-vous.
Nous voyons, au cinquième acte, la pauvrette accourir ail piège et, pour lui faire place, Thomas Corneille a supprimé la scène assez inutile oii don Carlos vient tenter en faveur de sa sœur une dernière démarche. Sganarelle, pris de remords, essaye de l'avertir à voix basse du danger qu'elle court, mais un regard de Don Juan l'arrête bientôt dans ses confidences : Léonor est ' entraînée, et le terrible séducteur va faire une nouvelle victime, quand il voit tout à coup paraître devant lui la statue vengeresse.
Cet épisode n'est pas ennuyeux; mais a quoi sert-il? Don Juan n'était-il pas déjà assez criminel? Etait-il besoin de le charger encore d'une dernière faute? Peut-être Thomas Corneille a-t-il voulu rendre plus saisissante l'intervention de la Providence en la faisant agir juste à temps pour qu'une innocente soit sauvée. Mais cela est contraire, . semble-t-il, a l'idée dominante de la pièce : dans la légende de Don Juan, le ciel se contente de punir le crime, il ne le prévient pas. Il laisse le coupable entasser forfait sur forfait, attendant toujours que, se preaaat enfin en dégoût, il pousse de lui-même un cri de repentir, qui pourra tout effacer. Quand la mesure est comble, quand il parait bien