HUt, du Théâire Françaù, XIH, p
» 3. NÎKard, Hisi» de la Littérature françaUe^ IV, p. 162.
peu oublié. » Quelques passages de la pièce ont bien Tair cTêtre dirigés contre lui : c'est à lui plutôt qu'à Lisandre que s'adresse cette réplique de la soubrette Marton : « Médisant, vous croyez qu'en répandant votre venin sur ce qu'il y a de plus parfait, qu'en interprétant tout en mal et en détruisant les réputations, vous vous érigerez en bel esprit, et que vos médisances seront autant d'arrêts dont il ne sera pas permis d'appeler; mais on a changé tout cela et nous sommes vengées de ceux qui nous déchirent par le peu de cas que l'on fait de leurs coups de langue *. » N'estce pas encore une réponse à la Satire X que cette apostrophe de Lisandre converti? « Ah! madame, qui sait mieux que moi que votre sexe fait la plus belle moitié du monde, qu'il est l'admiration de l'univers, le charme des cœurs et le délice des yeux ; que les hommes consument leur jehne^se à se faire un esprit que les femmes ont en naissant; que leur goût nous sert de règle, que la vraie politesse se trouve chez elles, que la délicatesse y règne, et que nous apprenons le chemin de la gloire, quand*, pour mériter leur amour, nous marchons sur la trace des héros'?» Enfin le dernier mot de la comédie : « Il est dangereux d'offenser le sexe! » paraît bien s'adresser à l'auteur des Satires.
Mais ce ne sont la que des traits isolés. La pièce ne démontre pas, en somme, l'excellence des femmes : ce n'est pas parce que l'une d'elles a su résister h l'amour d'un homme que les femmes doivent être estimées un plus haut prix. Lisandre a péché contre l'amour, il est puni par l'amour : voilà tout. Le vrai titre de la comédie serait : On ne badine pas avec l'amour y ou encore : Il ne faut jurer de rien,