‹ Thomas HodgskinChapitre 21 sur 87 · CHAPITRE PREMIFR · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIFR

siens que renferme la doctrine de Ricardo.

A l'instant même où Godwin, après vingtcinq années de silence, réplique à l'ouvrage de Malthus, Hodgskin, à tant d'égards disciple de Godvrin, conteste, lui aussi, le principe de population. Il attache, sans doute, à Taccroissement numérique du genre humain, la même importance que Malthus dans l'interprétation de Thistoire. Seulement, sa philosophie de l'histoire est optimiste au lieu d'être pessimiste. Si la multiplication du genre humain est un fait naturel, elle ne saurait être que bienfaisante : elle explique, à ses yeux, non plus la permanence de la misère, mais la civilisation ellemême, le progrès des hommes en connaissances et en bonheur. Il écrit un article

pour montrer que l'humanité a gagné dans toutes les vertus de sobriété, de douceur, d'équité, d'indulgence, etc. etc. ; qu'elle a gagné en savoir et en industrie, en proportion exacte de l'augmentation du nombre des hommes ; que c'est là une admirable invention de la nature pour corriger la plupart des maux apparents de notre condition ; et que les affirmations de nos orateurs sacrés et de nos oracles du Parlement,selon qui une abondance d'hommes est une pépinière de vices et selon qui nos crimes sont dus non à un défaut de notre gouvernement, mais à nos grandes villes, visent seulement à nous inculquer la foi en la bienfaisance des prêtres etdelordCastlereagh. Il me semble que l'article ne contenait rien que des

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