‹ Thomas HodgskinChapitre 36 sur 87 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

richesses. Sur le capital et le profit, il est moins net. Il semble croire à l'existence d'un « profit naturel » ; il semble conclure, de 1 accroissement de production du travail, à l'accroissement de productivité du capital. Déjà, cependant, il considère indistinctement la rente et le profit comme deux effets d'une même cause historique, de ce qu'on pourrait appeler, en termes marxistes, la séparation du travailleur et des instruments de travail. Déjà, dans son « Voyage en Allemagne », il paraissait confondre, sous la dénomination de profit, les bénéfices du capitaliste et du propriétaire foncier. Déjà, dans les lettres qu'il adressait d'Amsterdam à Francis Place, il avait commencé d'appliquer aux notions ricardiennes de capital et de profit les mêmes procédés d'analyse qu'il applique, en 1820, à la notion de rente différentielle. En attendant, la vie lui devient dijre et le travail difiicile. Son livre ne lui rapporte pas un penTV)r\ les Revues ne veulent pas de ses articles; sa femme et lui ne trouvent plus d'élèves. Il songe à traduire des livres étrangers, la Géographie de Malte-Brun, une Histoire de Prusse, une Histoire de la Hanse : mais il faudrait un éditeur. Il songe à ime place de bibliothécaire, mais il faudrait savoir le grec. Enfin, sa femme tombe malade (i),

(i) Hodgskin à Place, 4 janv. i8aa. Brit. Mm.^ 33.i53, f. ao3.

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