‹ Thomas HodgskinChapitre 41 sur 87 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

pour fortifier la cause ouvrière, reprend la thèse deRayenstone,la complète et la corrige, dans une

avec le développement de la civilisation. Snp elles se fondent les prétentions du maître-manufacturier, du commerçant, du capitaliste » (pp. 198 sqq.)* ^^^ lors, le travail cesse d'être libre; la rente et le proiit finissent par absorber presque tout le produit du travail : « le fonds pour l'entretien des oisifs est le surproduit /surplus proauce) du travail des industrieux 1» (p. a33). Suit une critique de la notion du capital, à laquelle Hodgskin a beaucoup emprunté : « Ce n est pas une affaire très aisée de se faire une idée de la nature du capital. Il est une sorte d'être tout à fait différent de ses confédérés. La rente et les impôts ont une existence ouverte et avouée. . . Il n'en est pas ainsi du capital. Il n'a qu'une existence métaphysique . . . Ses trésors ne sont pas de la richesse réelle, mais seulement les représentations de la richesse. Ils peuvent être accrus à un de^é quelconque sans ajouter a la richesse réelle de la nation. Le capital est comme î'éther subtil des anciens philosophes. . . 11 n'est pas moins utile à nos économistes que 1 éther ne Tétait aux philosophes. Il sert à rendre compte de tout ce dont l'on ne peut rendre compte autrement... Il est la déité de leur idolâtrie, qu'ils ont dressée pour l'adorer dans les hauts lieux du Seigpneur » (p. a^). — Suit une théorie assez complexe du profit, prélevé par le marchand sur le travailleur. « La rente et le profit, la propriété et le capital, naissent également du surproduit (surplus prt ducej du travail du cultivateur. L'un ne peut recevoir un accroissement contre nature sans devenir injurieux pour les prétentions de l'autre. La seule différence entre eux est que l'un participe directement, l'autre indirectement, aux bénéfices du travailleur productif. » (p. 3ii). Le capital n'est pas un facteur de la production, soit ^u'on l'assimile au stock du marchand — qui n'a pas besoin de marchand pour exister (p. 344) — ; ou aiix machines — qui sont produites par du travail, et n'ont une existence économique «jue par une application de travail — ; ou à l'accumulation des profits — « ici, nous voyons immédiatement que le capital consiste dans un simple transfert

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des

, intitule

Political conséquences of the distribution ^of property^ Piercy Ravenstone volt cfans la mauvaise distribution de la propriété la cause profonde du crime.

« Défense du Travail contre les exigences du Capital» (i),que publient, en 1825, les éditeurs du Mechanics^ Magazine. Pour propager cette critique de la théorie ricardienne de la production, il compte sur les Mechanics' Institates, dont les membres

ne se soucieront point des recherches curieuses do géologue ou des minutieuses classificalions du botaniste ; mais certainement ils tiendront à apprendre pourquoi eux seuls, entre toutes les classes, ont toujours été plongés dans la pauvreté et la détresse... Il n'y a pas de Sainte-Alliance qui puisse réprimer rinsurrection paisible par laquelle le savoir renversera tout ce qui n'est pas fondé sur la justice et la vérité (2).

En fait, nous le voyons bientôt rompre avec Robertson, quitter la rédaction du Mechanics Magazine, et, par un singulier retour, devenir l'intime de Birkbeck : «l'ami du docteur Birkbeck», «l'homme du docteur » (3), telles sont les expressions ironiques dont l'accablera désormais le Mechanics' Magazine. A VInstitute, il demande et obtient, en 1826, la permission de faire un cours d'économie politique. Francis Place, toujours influent, proteste, et l'expérience n'est pas

(i) Labour defendedy etc. .. Pour le titre complet, voir la Bibliographie.

(2) Labour defendedy p. 3i.

(3) Mechanics* Magazine, n«> 33i, 12 décembre 1829.

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