CHAPITRE DEUXIÈME
renouvelée : deux nouvelles séries de conférences traitent de philosophie de l'histoire et de psychologie (i). Mais les conférences de i8i5, développées et accentuées, deviennent, en 1827, le premier volume d'une « Economie Politique Populaire » (2), c'est-à-dire non pas du tout vulgarisée, mise à la portée des intelligences populaires, mais conçue au point de vue des intérêts du peuple (3) : économie politique ouçrière, pourraiton dire aujourd'hui, ou prolétarienne.
il) Place à Birkbeck. 11 juin 1825. Brit. Mus. add. mss. 27.8a3, f. 869. — Hodg^kin fit une série de conférence vers septembre ou octobre 1826 (Mechanica* Magazine, 25 novembre 1826), et une autre. « on Mind », en janvier 1828 (Mechanics* Magazine, 9 février 1828). Il fit en tout trois cours {Daily News, 27 oct. i856), a on Political Economy, on gênerai Grammar and on the Progress of Society » (Daily News, 14 janvier iSSg).
{2) Popular Political Economy, four lectures deli vered at the London Méchantes* Institution, by Thomas Hodjfskin.formerlyhonorary secretary to the Institution, London, 1827. Les quatre conférences avaient pour titre (Pop. Pol. Ec, p. XVIÏ): the influence of knowledjçe ; division of labour; trade; money and priées. Voici la table des chapitres du livre : Introduction. Object and scope of political economy. Book I. Naturel circumstances wh'ch influence the productive power of labour.— Chap. I. Mental and bodilv labour. Productive labour.— Chap. II. Influence of observation and knowledgre. — Chap. ni. Natural laws which retrulate the profçress of Society and knowledjçe. — Chap. IV. Influence of the division of labour. — Chap. V. Causes whinh jçiverise to, and limit. division of labour. — Chap. VI. Territorial division of labour. Limit to division of labour from thé nature of employments. — Chap. VII. Trade. — Chap. VIII. Money. — Chap. IX. Priées. — Chap. X. Effects of the accumulation'of capital.
(3) P. XîX.
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Comme dans ses lettres à Place d'il y a sept ans, il demande le retour à Adam Smith. Il se refuse à incorporer, avec J.-B. Say et les écrivains postérieurs, la consommation au nombre des sujets dont traite l'économie politique (i). Il critique la conception nouvelle delà science économique, conçue comme une science abstraite de la mesure des valeurs. Il proteste même contre la dénomination courante de la science : Adam Smith n'avait pas donné le nom d'économie politique à ses recherches sur la production et la distribution naturelle des richesses; il avait,tout au conti aire, critiqué les systèmes existants d'économie politique, « montrant, en fait, que la science qui prétendait, sous ce nom, ajouter à la richesse du peuple par l'organe du gouvernement, n'avait et ne pouvait avoir d'existence (2)». Enfin, beaucoup plus nettement que l'école de Ricardo, Adam Smith, parmi « les circonstances qui influent sur le pouvoir productif du travail et déterminent la distribution de ses produits », avait su distinguer deux ordres de causes. D'abord, les circonstances naturelles,
lois qui ne dépendent et ne dérivent pas du gouvernement — telles que les passions et les facultés
(1) Pop. Pol. Ec, p. 6.
(2) P. 36 sqq. Cf. p. 3. — Cf. Economiste la décembre i8i6, p. 1622.