CHAPITRE DEUXIÈME Il
ce qu'il réclame du travail, nous n'aurons fait qu'un pas vers la solution du problème des salaires légitimes <Ju travail. Les antres parties de mon enquête seront, j'en ai l'espoir, abordées par un de mes compagnons de travail (i)....
et William Thompson, en 18241 dans son Labour rewarded, qui paraît précédé d'une épigraphe empruntée à Hodgskin, essaie de remplir le programme tracé par celui-ci. Dans son « Économie Politique Populaire », Hodgskin avertit encore le lecteur qu'il ne traitera pas de la sécurité de la propriété.
Elle est un objet à atteindre par des règlements sociaux, quoique la propriété elle-même, ou lé droit d'un homme au libre emploi de son esprit et de ses membres et à l'appropriation de tout ce qu'il crée par son propre travail, soit l'œuvre des lois naturelles, et je n'en dirai pas un mot : car il est nécessaire, avant de discuter les effets de la sécurité de la propriété, d'avoir une définition rigoureuse du droit de propriété et de bien s'accorder sur ce qui le fonde (2) .
Hodgskin se trouve ainsi ramené par ses spéculations économiques, simple incident dans l'histoire de sa pensée, au problème fondamental qui, depuis plus de quinze ans, le préoccupe : il reprend ses recherches de philosophie du droit,
(i) Lab, de/., p. 5.
(a) Pop, Pol. Ec, p. 236.
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sur l*essence da droit natarel et ie rapport du droit naturel aa droit positif. En 1829, lorsque Brougham, en demandant la réforme de Toi^anisation judiciaire, se fait au Parlement Tinterprète de la philosophie de Bentham, Hodgskin loi répond par une série de lettres ouvertes, qui contiennent, avec une critique de la théorie benthamique du droit, sa propre théorie dn droit naturel. Il ne les fait pas paraître tout de suite ; mais, deux ans plus tard, la « Société pour la diffusion des connaissances utiles » consacre une de ses brochures de vulg^arisation économique à réfuter les a dangereuses » théories du Labour defendedet dnPopularPoliticaŒconomy.
lia brochure est de Charles Knight : Hodgskin Tattribue à Brougham, ie directeur de la Société, rhomme dont il déteste l'influence au Mechanics' tnstitute. Il écrit une dernière lettre ouverte à lord Brougham, chancelier d'Angleterre, et la publie Hvec les autres, pour établir, comme dit le titre, « le contraste entre le droit artificiel et le droit naturel de propriété (i) », pour formuler, en face
(il The natural and artiûcial right of property con- ^r^Btedf a séries ofletters, addresseawithoat permission, (o H. Brougham, esq. M. P. F. R. S. (now the lord chanvH^Uor) By the anthor of « Labour defended against the ^aiins of Capital x>; London, i83a. - Lettre I. Introductory. ^^ Letter II. The natural right of property illustra ted. — \Xtr III. The légal right of property. — Letter IV On i rightQ|juroperty in land — Letter V. The légal right undergoing subversion by the natu-