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goayemement ont diminué. Le progrès du capitalisme a été le grand fait de Thistoire moderne.
Le capitaliste fut à rorigine un travailleur, ou le descendant d'un vilain, et il obtint un profit sur ce qu'il savait épargner du produit de son propre travail, après avoir arraclié sa liberté à ses maîtres, parce qu'il fut alors capable de. leur faire respecter son droit à jouir du produit de sa propre industrie. Mais ce qu'il reçut alors, et reçoit encore, sous le nom de prolit, est une portion de la richesse annuellement créée par le travail. £n fait, le capitaliste a obtenu la totalité du pouvoir du propriétaire foncier, et son droit d'avoir un proiit est un droit de recevoir une portion de ce qui a été produit par le travail des esclaves de son propTiétaire foncier (i).
Mouvement naturel, dans la mesure où il a eu pour cause, d'abord le respect du droit naturel de propriété, puis l'accroissement du nombre et de la richesse des esclaves émancipés. Mouvement qui a déjoué tous les efforts législatifs faits pour le réprimer et le ralentir : que Ton songe, notamment, aux lois sur l'usure. Maintenant, par la continuation du même progrès, un âge nouveau va succéder à l'âge du capitalisme.
Nous voyous, par un eilet du respect qu'inspire le droit naturel de propriété, qu'une grande ciabse moyenne, complètement émancipée de ce servage et
1% THOMAS HODG8KIN
de ce dénûmeut que la loi tentait de perpétuer en fixant à la fois le taux des salaires et de l'intérêt, s'est développée dans toutes les parties de l'Europe, unissant, dans la personne de,ceux qui la composent, le double caractère du travailleur et du capitaliste. Le nombre de ceux-là augmente rapidement, et nous pouvons espérer, dans la mesure où les belles inventions de l'art prendront peu à peu la place du travail manuel simple, que, réduisant la société tout entière à être composée d'hommes égaux et libres, ils feront peu à peu disparaître tout ce qui subsiste encore d'esclavage et d'oppression (i).
Cette société future, fondée sur le respect du droit naturel de propriété, faut-il la décrire ? Ceux-là jugent possible d'en tracer le tableau qui croient à l'efiicacité de la législation, qui considèrent le progrès comme l'œuvre mécanique, raisonnée, préconçue, d'un système de lois. Quanta moi, déclare Hodgskin,
si défectueux que soit notre système {actuel, je ne suis pas tenu de donner des règles à ce que nul individu ne comprend ni ne peut comprendre, à la Société elle-même. Car elle est en voie de progrès, ou, si l'on veut, elle n'est pas encore créée tout entière, tous ses phénomènes ne s'étant pas encore manifestés à notre entendement : je ne suis pas tenu, si mauvaise que soit la législation actuelle, de suggérer une législation qui peut-être serait meilleure. La société est un phénomène naturel, et j'étudie les
(I) P. lOI.