‹ Thomas HodgskinChapitre 63 sur 87 · CHAPITRE DEUXIÈME l · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME l

lois de la société comme j'étudierais les lois qui règlent le cours des saisons. Supposer que le pouvoir de les diriger a été remis entre nos mains a été taxé de folie par un de nos plus grands moralistes. A ceux qui, de siècle en siècle, ont vainement essayé de régler la société et d'en déterminer le cours, qui, sans prévoir aucun des grands changements qui se sont produits relativement aux droits de la personne et au droit de propriété, ont été peu à peu contraints de conformer leur législation aux circonstances sociales, j'abandonne bien volontiers, puisqu'ils savent prévoir la condition future de la société, la tâche de former des projets et de prescrire des lois pour son bien-être. Je ne vise qu'à vérifier des lois naturelles; puis, voyant qu'il y a conflit entre elles et la législation, je rejette celle-ci, confiant le bienêtre de la société, que je ne comprends pas, à la même Puissance bienveillante qui, annulant dans le passé les décrets du législateur, a toujours établi et préservé l'ordre, et conduit l'humanité si loin dans la carrière gloi^ieuse que nous espérons, à en juger par les changements passés, qu'elle a encore à parcourir (i).

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