‹ Thomas HodgskinChapitre 83 sur 87 · CHAPITRE TROISIÈME l8l · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME l8l

partie du savoir continuellement acquis, sont confondues pai' bien des gens, et regardées comme une seule et même chose; alors les effets bienfaisants du progrès naturel du savoir sont attribués à des systèmes comme celui du Paraguay, systèmes faits pour Tentraver, sinon pour rétouflfer tout-à-fait (i).

Faudra-t-il, en conséquence, abolir toutes les lois, et puis compter sur la disparition, immédiate ou rapide, de tous les crimes ? Hodgskin ne va pas jusqu'à cet excès de simplisme. Si la disparition du régime de la loi est le vrai remède contre le développement futur de la criminalité, encore existe-t-il actuellement des criminels, produits d'un état imparfait de civilisation. Que faut-il faire de nos criminels ? Au début de 1867, Hodgskin aborde le problème (2) pour le ramener à ses termes élémentaires. Il distingue entre deux classes de criminels ; les uns, que l'on rencontre dans toutes les circonstances et chez tous les peuples ; les autres, qui existent seulement dans les sociétés les plus civilisées et les plus complexes; — les premiers, coupables par accident ou par occasion, qui commettent les crimes de passion ; les autres, criminels professionnels,

qui vivent par et dans le crime, qui s'y sont

(i) 17 avril 1847, pp. 4^8-440; cf. 10 avril, pp. l^io-^ii, (2) 3i janvier i867 : How to get rid of our criminals

pp. IIO-III.

il. - «.

l8:2 THOMAS HODGSiON

exercés dès Tenfance ou bien s'enrôlent constamment dans l'armée des criminels, dont la vocation et Je métier est de transgresser et d'éluder la loi, pour qui la société est un ennemi à dépouiller, qui, en définitive, exercent une profession dans laquelle le vol qualifié (pettjy larceny) est le premier grade, le cambriolage ou la fabrication de fausse monnaie l'honneur suprême.

A propos de ceux-ci, les seuls que Hodgskin considérera, deux problèmes se posent encore : que l'aire des criminels quand nous avons mis la main sur eux ? que faire de ceux que nous remettons en liberté, une fois leur condamnation purgée ? Sur ces deux points, Hodgskin se propose de définir les principes^ puis d'examiner les moj'ens d'exécution.

Le 28 février, Hodgskin traite de la question des prisons (i). Il réclame des prisons cellulaires, en l'absence desquelles les prisons sont les écoles du crime. 11 ciitique la méthode qui consiste à infliger aux petits délinquants des emprisonnements répétés, mais très courts, qui finissent par ne plus agir sur 1 imagination du coupable, et par devenir pour lui une habitude. Le 2 mai, il traite de la peine de mort (2). Mais un article du 16 mai (3), qui contient un éloge sans réserves des

(i) Liberated criminals. — How crime isfosiered^p. 222.

(2) The hearing of pénal laws on the criminal classes,

(3) Répression of crinie, pp. 532-533.

Page 1