‹ Thomas Hodgskin 17871869Chapitre 25 sur 52 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

868 récoltes annuelles sur le produit d'un travail

de productivité moins rapide. Le fait que le capilaliste doit, pour être prêt à payer ses ouvriers, accumuler une certaine quantité d'argent monnayé, est de nature, peut-être, à fortifier Tiliusion; mais le salaire réel de rouvrier . consiste dans ce qu*il achète avec son argent, non dans 1 argent qu'il touche, et iïuYeution du papier-monnaie ne tend-elle pas à dissiper Tillusion que Texistence d'un capital argent avait fait naître ?

Du jour où le possesseur d*un simple morceau de parchemin reçut un revenu annuel en morceaux de

papier contre lesquels il obtint tout ce qui était nécessaire à son usage et à sa consommation; du jour où, en n'abandonnant pas tous les morceaux de papier, il se trouva plus riche & la fin de l'année qu'au commencement, ou se trouva des titres, Tannée suivante, à recevoir un nombre encore plus grand de morceaux de papier, obtenant une faculté de commander une quantité plus grande encore du produit du travail; il devint démonstrativeraent évident que le capital n'était pas une chose épargnée et que le capitaliste individuel ne devenait pas riche par une épargne positive et matérielle» mais par une action qui lui permettait, conformément à un usage conventionnel, d'obtenir une plus grande portion du produit du travail des autres hommes (i).

(I) Pop. Pol. Ec, p. ^48.

THOMAS UOOGSKIN

Que Youions-nous dire, en somme» lorsque nous disons d'un homme qu'il possède un capital circulant? Simplement qu il possède le pouvoir de commander au travail de quelque autre

homme. Quelle est d'ailleurs l'origine de ce pouvoir? Comment en a-t-ii pris conscience?

Sans réflexion, par habitude.

Comme nous attendons que le soleil se lèvera demain, de même nous attendons que les hommes,

dans tous les temps à venir, obéiront à rimpulsion des mômes mobiles auxquels ils ont obéi dans le passé. Si nous poussons plus loin nos investigations, tout ce que nous pouvons apprendre, c'est qu'il existe d'autres hommes, occupés à préparer les choses dont nous avons besoin, pendant que nous préparons celles dont ils ont besoin. Peut-être cette conviction se laisse t-elle ramener, en dernière analyse, au l'ait que nous savons que d'autres hommes existent et travaillent, jamais à une conviction ou à une connaissance, qu'il existe un stocii de marchandises accumulées (i).

D'autres hommes travaillent pendant que je

travaille : ee <( travail coexistant » (2) est la véritable cause des eii'ets qu on attribuCi sous le nom de capital circulant, à une accumulation de

matière.

Keste le capital fixe (3) : outils, machines,

(1) Lab. de/., p. 11.

(2) Lab. dej.f pp. 8, 33.

(3) Laà, def.f p. 14 sqq. ; Pop. Pol. Ec.^ p. ^44 ^qq*

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