‹ Thomas Hodgskin 17871869Chapitre 26 sur 52 · CHAPITRE DBUXIÈMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE DBUXIÈMB

constructions, autant d'ingrédients nécessaires de la production» et dont la réalité matérielle semble indéniable. Hodgskin, dans son a Economie Politique Populaire », où il insiste principalement SUT cette seconde forme du capital, reconnaît que le capital iîxe fournit à la thèse capitaliste son plus solide argument. Mais il faut considérer deux choses. En premier lieu, ce capital est Vœuvre d'un travail antérieur. Comment, dès lors, considérer à la fois, sans absurdité, le capital comme un eûet et comme une cause du travail, comme le produit et comme la limite de Tindustrie? Sans doute, Touvrier qui a fabriqué Toutil, la machine» la maison, mérite un salaire : mais rhypothèse est qu*il Ta déjà reçu et cpae le profit du capitaliste est exigé par le capitaliste en sus de ce salaire. Sans doute aussi, l'inventeur de rinstrument de ti^avail mérite une rémunération. Mais combien rarement Tobtient-il I et quelle disproportion entre le salaire effectivement touché par Tinventeur et les prolits réguliers et perpétuels du capital une fois créé ! — En second lieu, le capital iixe ne produit la valeur prélevée par le capitaliste à titre de profit que dans la mesure où il est utilisé par un travail actuel. Le profit, nous dit Tapologiste du capital, est la rémunération de l'épargne : mais, si le capital fixe, une fois créé, reste entassé dans des magasins, il se

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détroit lentement et» en attendant, ne rapporte

rien : l'épargne u'est productive que si épargner signiiie avancer le capital — le prêter ou le donner — à un travaillenr qui Texploitera. Or, ce travailleur mérite un salaire assui'ément : mais ce salaire ne constitue pas le profit du capital dont nous clierchons la justification. Une route constitue un capital fixe» et suppose, pour les réparationsy des airanoes répétées de capital circalant.

Mais ni le cai)ilal circulant ni le capital lixe ne donnent de prolil aux fabricants de la roule s'il n'y a personne pour voyager sur la route, ou pour continuer à utiliser leur travail. La route i'acilite la marche du voyageur, et, dans la mesure exacte où les hommes voyagent sur elle, le travail qui a été employé à la roule (le vient pruduclil et utile. On comprend aiséiuent pourquoi ces deux espèces de travail doivent être payées, — pourquoi le conslr acteur de la route doit recevoir quelques-uns des avantages dont bénéftlcie seul le passant qui utilise la route ; mais Je ne comprends pas pourquoi tous ces bénétices devraient aller a la l'oiile elle-nièiue et être appropries par une classe d hommes, qui ne le créent ni ne l'utilisent, sous le nom de prolil pour leur capital (i).

Ne suilirait-il pas, d'ailleurs, pour comprendre coniLien sont lalbles les plaidoyers courants en laveur du capital, de constater que les deux formes de capital veulent être rémunérées au

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