THOMAS HOD08K11I
Disent rinstitatioii d^iine monnaie symbolique, il tient rinvention et le choix de la tnonaaie métailiqne ponr conforme aux lois de la nature et n'impliquant aucune injustice. Avec les économistes orthodoxes et contre Robert O wen» il tient encore pour légitime le profit commercial.
Même dans les établissements de Mr. Owen, oùles marchands au détail sont regardés comme un mal, et rejetés comme un fléau, il tant qu'il y ait quelqu'un pour s'occaper des aliments et des vêtements et les distribuer paroii les habitants de ses parallélogrammes, entre les membres de ses communautés coopératives. Les marchands au détail remplissent, pour la société en général, les mêmes fonctions que les « quartiers-maîtres » accomplissent pour les soldats et les « boursiers » pour les marins : il faut bien que ces fonctions soient accomplies par quelqu^on pour les élèves de Mr. Owen. Ils ne sont désignés pour ce poste que par la nature, mais sont tout, aussi utiles que s'ils agissaient sous la direction de Mr. Owen ou par commission royale (i).
Sans doute les commissaires du système d'Owen reçoivent un traitement, alors que les marchands
prélèvent un proiit ; mais
s'ils étaient payés par un traitement ou des salcdres. quel intérêt pourraientrils avoir à prendre soin du stock coUectii ?
(i) Pop. PoLMCf pp. lôo-iôi.
CaUFlTRB DEUXIÈME
Aussi bien, les denx disciples de Ricardo, James Mil! et MacCoUoeh, au même instant que Hodgskin, ne viennent-ils pas d'essayer de résoudre le capital en travail ? Le profit, disent-ils, est un élément de la valeur; donc il représente un travail, il est le salaire d'un travail ; donc il est juste. « Le profit, réplique Hodgskin, est une partie de la valeur, soustraite par le capitaliste au producteur de la valeur ; donc cette partie de la valeur, qui deviendra le profit, ne le deviendra qu'en cessant d'être le salaire d'un travail ; donc le profit est injuste. — U faut distinguer, répliquent MacCulloch et James Mill, entre les deux formes du travail, immédiat et accumulé : le profit est le salaire du travail accumulé. — Mais alors, réplique Hodgskin & son tour, s'il faut définir le capital comme travail accumulé, le capital n'est donc pas une masse matérielle, un stock entassé dans un magasin : il consiste dans cette dextérité acquise, dans cette science infuse dont le skilled labour est pénétré ; de toutes les opérations productives, la plus importante est assurément l'éducation de la jeunesse, renseignement des arts de la production ; et, ajoute Hodgskin,
si je suis particulièrement désireux d'atUrer VêlU
tention du lecteur sur cette opération productive, c'est que... tous les effets généralement attribués*
Uiyitizea by ^OOglc
THOMAS HODOSKOf
au capital circulant dérivent de l'accumulation et de r appr(nHsionnement du <r skilled labour » et que cette très-importante opération s'accomplit, en ce qui concerne la grande masse des travailleurs^ sans aucun capital circulant (i).
Ainsi» même quand ils yealent justifier le profit,
les Ricardiens admettent plus ou moins confusément que» toute valeur étant produite par du travail, tout revenu est naturellement la récoippense d'un travail. C'est le fondement commun à leurs spéculations et à celles de Hodgskin : celui-ci est, en somme, aussi rapproché de Ricardo qu*iL est rapproché de Malthus, et, comme sa philosophie de Thistoire est une sorte de malthusianisme optimiste, de même son économie politique constitue un ricardianisme égalitaire.
Cependant, si la loi naturelle de la production conduit à la loi naturelle de la distribution, les deux lois n'en sont pas moins distinctes ; et Hodgskin ne se contente pas, comme y avait trop souvent été portée Técole d'Adam Smith, de tenir la loi naturelle de la distribution, définition de la justice, pour une proposition évidente, qui se passe de démonstratioii.
Quand nous aurons déddé si le capital a droit à
(i) Lab. de/.f p. i3. Cf. Pop. PoL Ec, p. laS: Le travail ïacile est de Thabileté transmise (cité par Marx, Kap,, livre I, p. 3o3. — Trad. ir., p. 14S}.