CHAPITRE T&OISlàllB
partie da savoir continuellement acquis, sont eonibndues par bien des gens, el regardées comme une seule el môme chose; alors les eftels bientaisants du progrès naturel du savoir sont attribués à des systèmes comme celui du Paraguay, systèmes faits pour FentjraTer, sinon pour rétonffer tont-à-fait (i).
Faudra-t-il, en conséquence, abolir tontes les
lois, et puis compter $ur la disparition, immédiate ou rapide, de tous les crimes ? Uodgskin ne va pas jusqu'à cet excès de simplisme. Si la disparition du régime de la loi est le vrai remède contre le développement futur de la criminalité, encore V existe-tril actuellement des crimiuels, produits d'un état imparfait de civilisation. Que faat4l \ faire de nos criminels ? Au début de 185^, Hodgskin aborde le problèuie (2) pour le ramener à \ ses termes élémentaires. Il distingue entre deux ' classes de criminels : les uns, que l'on rencontre dans toutes les circonstances et chez tous les peuples ; les autres, qui existent seulement dans les sociétés les plus civilisées et les plus complexes; — les premiers, coupables par accident ou par occasion, qui commeUent les crimes de passion ; les auti^es, criminels professionnels,
qui vivent par et dans le crime, qui s'y sont
(I) 17 avril i847« PP- 4^^440 j cf* i<> avril, pp. (^lo-^^iu (a) 3i janvier 1867 : How toget rid of our eriminala
pp. IIO-XII.
THOIIA8 HODOSKIN
exercés dè.s renfance ou bien s'enrôlent constamment dans l'armée (ks criminels, dont la vocalion et Je métier est de transgresser et d'éluder la loi, pour qui la société est un ennemi à dépouiller,- qui, en définitive, exeriSent one profession dans laquelle le vol qualifié (pettjr larcenj) est le premier grade, le cambriolage ou la fabrication de fausse monnaie riionneur suprême.
A propos de ceux-ci, les seuls que Hodgskin considérera, deux problèmes se posent encore : que faire des criminels quand nous avons mis la main sur eux ? que laire de ceux que nous remettons en liberté, une ibis leur condamnation purgée ? Sur ces deux points, Hodgskin se propose de déliai r les principes j puis d examiner les moj'ens d^exécution.
Le 28 février, Hodgskin ti-aite de la (|tiestion des prisons (i). 11 réclame des prisons cellulaires, en Tabsence desquelles les prisons sont les écoles du crime. 11 critique la metUude qui consiste à infliger aux petits délinquants des emprisonnements répétés, mais très courls, qui finissent par ne plus agir sur T imagination du coupable, et par devenir pour lui une habitude. Le si mai, il traite de la peine de mort (2). Mais un article du i6 mai (3), qui contient un éloge sans réserves des
(I) Lihevated criminals. — How crime ia Jo8i€r€d,p, aaa. (a) Th^bearing of pénal laws on the criminal classes» pp. 4:o-4;().
(3) liepression of crime^ pp. âSii-ôâS.