‹ Thomas JeffersonChapitre 102 sur 212 · DE ^OPPOSITION · texte numérisé non relu

DE ^OPPOSITION

résidence... On ne prévoit pas qu’il puisse se produire désormais de questions aussi fertiles en dissensions. Les amis du gouvernement espèrent que, cette difficulté une fois surmontée dans les États, tout ira bien '. d Les amis du gouvernement se trompaient, et Jefferson avec eux. La pacification n’était qu’apparente. La session terminée, l’agitation se prolongea dans le pays. Le public avait vaguement l’instinct que la querelle financière n était que le prélude d’une longue guerre entre des principes et des intérêts opposés. On se groupa, on s’excita en vue de la prochaine campagne. La Virginie resta le foyer d’une opposition de jour en jour plus ardente. Le 20 novembre 1790, Jefferson en parlait encore avec un aigre dédain : « Le gouvernement est trop fort pour avoir à s’en inquiéter*, » écrivait-il à Gouverneur Mo ris. Mais, dès le V février 1791, tout était changé à ses yeux : c’était l’opposition qui était trop forte pour que le gouvernement n’eût pas à lui céder : « Qu’on ait raison ou qu’on ait tort en théorie, on devrait tenir plus de compte de l’opinion générale ’, » écrivait-il à Mason, et, afin de joindre l’exemple au précepte, il remettait au président une note pour prouver que l’établissement d’une banque nationale, proposé par le secrétaire du trésor et voté par le congrès, n’était pas constitutionnel ‘. Ce fut son premier acte d’hostilité contre Hamilton. A dater de ce jour, Jefferson fut dans

* Works of Jefferson , t. III, p. 105, 184.

* Philadelphie. — Works of Jefferson, t. III, p. 198.

1 Works of Jefferson, t. III, p. *209.

* 15 février 1791 . —Opinion apainst lhe constitutionality of a national Batik. — Works of Jefferson, t. VII, p. 555.

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