‹ Thomas JeffersonChapitre 108 sur 212 · POUR LES CRIMES UES REVOLUTIONNAIRES. SIS · texte numérisé non relu

POUR LES CRIMES UES REVOLUTIONNAIRES. SIS

dans chaque pays qu’un Adam et qu’une Eve, un Adam et une Éve libres, tout serait mieux qu’aujourd’hui1 ! »

En 1793, le bonnet rouge était de mise à Philadelphie. Les temps étaient bien changés lorsque, dans ses Mémoires, Jefferson reprochait aux fédéralistes d'avoir eu o l'impudence de l’identifier avec les sanguinaires jacobins français'. * En 1821, il tenait à établir que, s’il avait été membre de la Convention, il n’aurait pas voté la condamnation de Louis XVI3. J’aime à le croire, et pourtant je ne sais si le ton agréable avec lequel il racontait à Madison, en mars 1793, l’elfe t produit à Philadelphie par la mort du roi n’est pas plus cruel que le fanatisme de certains régicides : « Les monocrates se prononcent beaucoup moins ouvertement que je ne l’aurais cru ;... il est vrai que, dans la bonne compagnie, les femmes se déchaînent contre les meurtriers d’un souverain, et qu’elles expriment des sentiments que le mari, de sa nature plus circonspect, étouffe avec prudence. Ternant (le ministre du roi à Philadelphie) a enfin arboré ouvertement l’étendard de la monarchie en prenant le deuil de son prince. Je soupçonne qu’il regarde la cessation de ses visites .à ma |»ersonne comme l’accompagnement nécessaire de ce pieux devoir. Une liaison entre Hamilton et lui paraît s’établir*. »

Je me garderai bien de reprocher au colonel Hamil-

* 3 janvier 1793. — Works of Jefferson, t. III, p. 501.

* Ana. — Works of J effet'* on, l. IX., p. 98.

* Àutobiography. — Works of Jefferson, t. I, p. 102.

v Works of Jefferson, t. 111». p. 520.

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