ALIE.N ACT
de gouvernement dont les principales branches seront placées au-dessus de son contrôle. Heureusement celte lièvre ne durera pas. En dépil de tout, le pays reste essentiellement républicain. Il conserve au fond du coeur les principes de 1776 dans toute leur pureté, et ceux qui ont la conscience de n'avoir pas changé n’ont rien à craindre à la longue »
Pour frapper de terreur ceux « qui avaient la conscience de n’avoir pas changé,» de rigoureuses mesures de sûreté générale furent proposées au sein du congrès. C’était dans la tourbe des réfugiés et des émigrants européens que l’armée démocratique recrutait le plus facilement scs soldats. Un alien ad, qui conférait au président le droit d’expulser les étrangers du territoire, fut volé par les deux chambres*. Quelques furieux osaient encore contester ouvertement la justice de la cause américaine. Un projet de loi fut soumis au sénat* pour punir de mort tout citoyen convaincu d’avoir entretenu des intelligences avec les Français et pour frapper d'un emprisonnement dont le terme n’était pas défini ceux qui. par leurs propos ou par leurs écrits, se seraient rendus coupables d’avoir cherché à justifier le Directoire nu à diffamer le gouvernement des États- Unis. A la lecture de ce projet, Hamilton fut ctTrayé de l’extravagance de ses amis : « N’établissons pas la tyrannie, » écrivait-il à Olivier Wolcolt, secrétaire du trésor sous John Adams; « ne confondons pag l’énergie avec la violence. Si nous ne faisons point de faux pas,
* Works of Jefferson, t. IV, p. 239, '241, 256. 559. •
* Juin 1798.
* Juin 1798.