JEFFERSON DÉSIRE
Jolin Adams indigné de n’avoir pas obtenu de promesses formelles.
Même apres avoir reconnu qu’ils ne pourraient, sans se perdre dans l’opinion de leur propre parti en dehors des chambres, prolonger leur résistance au vœu national, les représentants fédéralistes ne se rendirent qu’en donnant à Jefferson une marque de leur irréconciliable hostilité : au dernier tour du scrutin, ils votèrent en niasse contre lui, et ne lui cédèrent la majorité que par l’abstention concertée de trois d’entre eux 1 : a C'est la déclaration de guerre de la bande » écrivait le lendemain Jefferson à Madison. 11 prévoyait la guerre avec plus de dépit que d’enthousiasme. Hamillon ne s’était pas trompé lorsque, cherchant à modérer l’ardeur de ses amis contre son rival, il les avait avertis que le caractère de ce prétendu fanatique promettait un système de temporisation, non de violence. Jefferson lui-même l’avait dit : « Je n’ai pas assez de passion pour trouver du plaisir à naviguer au milieu des tempêtes5. » liés qu’il s’était senti près de vaincre par la politique d’agitation, il s’était prononcé, dans le sein même de son parti, pour une politique calmante. Il savait fort bien que les forces qui font arriver les démocrates au |>ouvoir ne suffisent pas toujours à les y maintenir. Il voulait élargir sa base sans en changer; il voulait, sans se brouiller avec ses amis, ralliera lui toute cette masse
* 17 Février 1801.
* Jefferson à Madison, 18 février 1801. — Works of Jefftrsuii , t. IV, p. 355.
* Jefferson à Edouard Rutledge, 27 décembre 1790:— Works of
t. IV, p. 153.