I.E CLERGE ET LA .MAGISTRATURE
panégyristes au niveau du Messie, cela était tant soit peu irritant. Jefferson trouvait fort mauvais qu'on le coin-* parât à Jéroboam, et dans sa colère contre les attaques duclergé, il s’emportait jusqu a s’approprier le parallèle aussi révoltant que ridicule fait en son honneur par un jeune avocat républicain « entre le chef illustre qui, après avoir été en bulle aux outrages, préside aux destinées de l’Union, et Celui qui, après avoiréléen butte aux outrages, préside aux destinées de l’univers4. » — « Comment pourrais je trouver grâce devant les prêtres’ » s’écriait le président; « ils ont crucifié leur Sauveur parce qu’il prêchait que leur royaume n’est pas de ce monde : tous ceux qui veulent mettre ce précepte en pratique doivent s’attendre à tous les excès de leur rage ’. » Et pour les punir, il ne se contentait pas de commenter perfidement ce prétendu précepte d’organisation ecclésiastique dans ses conversations intimes et dans sa correspondance privée; il allait jusqu’à sortir delà réserve que la constitution impose au gouvernement de l’Union sur toutes les questions religieuses. Eu réponse à une adresse qui lui fut présentée par les baptistes du Connecticut, il proclama officiellement le voeu que leurs doctrines sur les rapports entre l’Église et l’État devinssent articles de foi dans toutes les localités qui les repoussaient encore
Le parti démocratique était décidé à traiter plus ri-
* Ilildretl), Ilistonj of the United State* ; second sériés, t. II, p. 430
* Jefferson il Levi Lincoln, 20 août 1801. — Works of Jefferson, t. IV, p. 407.
* TVorij of Jefferson, t. VIII, p. 113.