‹ Thomas JeffersonChapitre 143 sur 212 · PROCES 1)E M. CHASE · texte numérisé non relu

PROCES 1)E M. CHASE

goureusement les magistrats fédéralistes qui usaient -conlrc lui du vieux privilège que s’étaient toujours arrogé les juges américains de parler au jury des affaires publiques en lui adressant leurs résumés. Four tirer vengeance de ces attaques qu’on ne pouvait légalement réprimer, il fallut avoir recours aux plus frivoles ou aux plus hypocrites prétextes. M. Addison, président de la cour des plaids communs dans le district occidental de la Pi nsyl vaille, fut mis en accusation pat l’assemblée de son État, non pour avoir abordé des questions politiques dans le préloire, mais pour avoir contesté à un juge républicain le droit de répondre séance tenante à l’une de ses mercuriales. Il fut condamné par le sénat de la Pensylvanie à être dépouillé de sa charge. De nouvelles procédures s’engagèrent pies pie aussitôt contre trois autres magistrats pensylvaniens. Entraînée par ces exemples, la chambre des représentants des Etats -Unis mit en accusation M. Chase, juge à la cour suprême, vénérable vétéran de la cause de l'indépendance, qui apportait un peu trop dans l'administration de la justice les fortes passions des temps de sa jeunesse, mais dont le principal lort était d’être l’un des plus rudes adversaires du gouvernement. Il fut acquitté par le sénat des Étals-Unis1, a la grande mortification des démocrates qui. par de semblables procès, espéraient annuler indirectement la garantie dont la constitution fédérale couvre l’indépendance des juges. Dans leur colère conlrc la sentence du sénat, ils ne surent même pas cacher que lel avait

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