‹ Thomas JeffersonChapitre 163 sur 212 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Jefferson dans la retraite. — Monticello.— Jefferson agronome. — Son hospitalité. — Il aime la conversation et il évite la discussion. — Importance qu’il attache k la douceur des relations dans la vie privée. — Ses tilles et la tendresse de ses soins pour elles. — La pureté de ses mœurs et celle de sa foi mises en question dans les journaux. — Ses instincts religieux et philosophiques. — Scs Ana.— Ses conseils à son parti . — La guerre de 1812. — Horreur que le despotisme de Napoléon inspire à Jefferson. — Sa confiance dans le succès définitif des institutions libres en Europe. — Ses inquiétudes sur l’avenir des Etats-Unis. — Il reste profondément radical. — Ses efforts pour le développement de l’instruction publiquÇ et des institutions municipales dans son Etat.— -Il fonde l'université de la Virginie.—Jefferson essaye l'application des idées radicales à l’éducation de la jeunesse. — Ses espérances et ses mécomptes. — Mauvais état de ses affaires privées. — Vente de sa bibliothèque.— Mise en loterie de ses biens. — Insuccès de la souscription nationale organisée en sa faveur. — Sa dernière maladie.— Jefferson et John Adams meurent tous deux le 4 juillet 1828, jour anniversaire de la déclaration de l'indépendance. — Conclusion.

Lorsqu’au mois de mars 1809 Jefferson sortit définitivement de la vie publique, où il était entré quarante ans auparavant, il était encore en pleine possession de sa popularité comme de ses facultés. II cédait la place à ses amis librement et de la meilleure grâce, avant que le déclin de l’âge ou l’inconstance de la fortune l’eussent averti de regagner son foyer : conduite spirituelle et sage, qui devait lui donner dans la retraite une sorte de prééminence sans res|K>nsabililé, dont il était très-propre

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