‹ Thomas JeffersonChapitre 17 sur 212 · I'AR JEFFERSON ET SES AMIS · texte numérisé non relu

I'AR JEFFERSON ET SES AMIS

|torl de Boston. Le Bill venait d’arriver en Amérique; il ne produisait pas sur les masses tout reflet que l’opposition devait en attendre, leur apathie devenait inquiétante: il s’agissait d’exciter des esprits engourdis. En quête d’expédients, les agitateurs virginiens se réunissent dans la bibliothèque de 1a chambre des bourgeois, et donnent carrière à leur imagination. L’idée de faire appel aux sentiments religieux du peuple se présente à eux ; elle parait excellente à tous, et l’on se décide à monter un jeûne : mais grand embarras, ils ne sont rien moins que dévots, et ils ne savent comment s’y prendre pour parler le langage qui convient à la situation: « Nous nous mettons, » dit JetTerson, « à fouiller dans Rushwotlh 1 pour y retrouver les formules bibliques des vieux puritains, et à l’aide de quelques bouquins, en rajeunissant quelques phrases, nous parvenons à cuisiner tant bien que mal des résolutions fixant un jour de jeûne, d’humiliation et de prières, pour supplier le ciel de détourner de nous les maux de la guerre civile, de nous inspirer un ferme courage, et d'incliner à la modération et à la justice les cœurs du roi et du parlement. Et pour donner à notre proposition un plus grand air de solennité, nous nous rendons le lendemain chez M. Nicliolas, dont le caractère grave et pieux était, plus que les nôtres, en harmonie avec notre langage, et nous le chargeons de l’affaire *. »

Indiens ; le thé Çpt jeté à la mer. Trois mois après, le parlement déclarait le port de Boston fermé et ses privilèges transférés à Salem. A partir de ce moment l'esprit de résistance ne cessa plus de se répandre en Amérique.

1 John Rusbworth est l'auteur d'une grande collection de documents historiques sur la révolution d Angleterre.

* Àutobiograpliy. — Works of Jefferson, t. I, p. G.

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