‹ Thomas JeffersonChapitre 180 sur 212 · DE 1H · texte numérisé non relu

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fait voir une seconde. Je compte sur le coup de grâce àvanl la venue de la troisième. Pourtant, si l’Europe a des affairés à régler qui la conduisent à réduire à la paix et à l'ordre moral cet hostis humani gencris, je le verrai avec plaisir, et je chanterai comme le vieux Simeon : N une dimillis, Domine. Quant à vous, cura u! t* aléas, et me, uiamaris, ama »

Comme Jefferson l’avait prévu, le gouvernement américain dul mettre lin à la guerre sans avoir atteint le but pour lequel il l’avait entreprise. Elle avait eu pour principal prétexte cette question de la presse des matelots qui, depuis 1703. était un continuel sujet de ‘difficultés entre les États-Unis et l’Angleterre, et dont le règlement avait toujours été représenté par le parti républicain comme devant être la condition sine gua non de tout arrangement diplomatique avec la tirandellrelàgné. Ée traité de Oand, pas plus que celui de 1791, si violemment attaqué par Jefferson , pas plus que celüi de 1806, si légèrement rejeté par lui, ne contenait la moindre stipulation à ce sujet. Cé traité fut cependant «le bienvenu* » àMonticello, d’autant plus , qu’il y arriva avec. la nouvelle inespérée que la guerre avait Uni sur un glorieux coup d’éclat, trop tardif pour agit sur les négociations de Gand, mais assez frappant • pour valoir au peuple américain bien mieux qu’une bonne paix. C’est en effet à la victoire delà Nouvelle- Orléans qù’esl due en grande partie l’impression mo-

1 Jefferson à M. Correa de Serra, -27 décembre 1814.— Work* of Jefferson, t. VI, p. 407.

* Jefferson au général Dearborne, 17 mars 1815. — Works of Jefferson, t. VI, p. 450.

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