CHAPITRE III
L'indépendance des colonies anglaises de l'Amérique du Nord prévue en Europe dès le milieu du xvm« siècle — Le duc de Choiseul croit au démembrement de l'empire britannique et l'appelle de ses vœux. — Au moment de la chute du duc de Choiseul, Franklin répugne encore a l’idée d’une intervention étrangère, Washington à celle d’une résistance armée : Samuel Adams seul aspire à l'indépendance (1770).— Doctrines diverses des Américains sur leurs droits. — Vue sommaire des droits de l'Amérique anglaise. — État des esprits en Amérique au moment où se réunit le congrès de 1774. — Patrick Henry seul s’y pose en révolutionnaire systématique. — Caractère des actes du congrès. — Franklin prend son parti d'une rupture et ne négocie plus que pour mettre l'opinion du cété des colonies. — Le combat de Lexington et l’effet qu’il produit sur leR esprits. — Le congrès de 1775, ses actes et la part qu'y prend Jefferson. — Dernière pétition du congrès au roi. — La majorité du pays souhaite encore une réconciliation et attend le résultat, de la pétition. — Le roi refuse de la recevoir et déclare les Américains rebelles. — Washington cesse de songer à un accommodement. — Le congrès recherche des alliances en Europe.— Publication du Sens Commun. — L’idée de l’indépendance se répand dans le pays. — Résistance qu'elle rencontre encore dans le sein du congrès. — Dispositions du gouvernement français. — Le congrès ouvre les ports des colonies à toutes les nations. — Il recommande aux diverses colonies d’organiser des gouvernements locaux. — La convention de la Virginie donne pour instruction à ses délégués au sein du » congrès de proposer la déclaration de l'indépendance. — Débats sur cejte proposition. — Le congrès charge un comité de lui présenter un projet de déclaration de l’indépendance. — Jefferson est nommé membre du comité.
« Les colonies sont comme des fenils <|ui ne tiennent à l’arbre que jusqu’il leur maturité. Devenues suffisantes