‹ Thomas JeffersonChapitre 35 sur 212 · DOCTRINES DIVERSES DES · texte numérisé non relu

DOCTRINES DIVERSES DES

ments ; mais rappelons-nous aussi que cetle nation, qui est notre mère après tout, bien qu'elle n’ait pas été pour nous une bonne mère dans ces derniers temps, rappelons-nous que celte nation protestante est digne d'être conservée, et que son poids dans l’équilibre européen, et même dans une certaine mesure, sa sécurité, peuvent dépendre de notre union avec elle1. »

Mais en même temps qu’il se montrait ainsi préoccupé du maintien de l’équilibre européen, il travaillait à l’établissement du concert américain ; en même temps qu’il déplorait le démembrement futur de l’empire britannique, il se réjouissait de la création des comités de correspondance entre les colonies, il approuvait le principe de celte grande alliance défensive dont Jefferson et ses amis avaient posé les bases à Williainsburg*, et il pressait ses commettants de la resserrer de plus eu plus. Le premier, il proposa ofliciellement la convocation d’un congrès général : « L)e toutes les conduites, la plus loyale et la meilleure serait peut-être celle-ci ; que, soit dans un congrès réuni aujourd’hui, en temps de paix, soit au moyen du système de correspondance qui a été récemment proposé, les colonies s’engagent les unes envers les autres à n’accorder aucun secours à la couronne en cas de guerre générale, tant que leurs droits n’auront pas été reconnus par le roi et par le Parlement*, b

1 Franklin à John Winthrop. Londres, 25 juillet 1773. — Works o f Franklin, t. VIII, p. 79.

* Franklin à Thomas Cushing. Londres, 7 juillet 1773. — Works of Franklin, t. VIII, p. 55.

* Franklin à Thomas Cushing. Londres, 7 juillet 1773. — Works o f Franklin, t. VIII, p. 63.

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