‹ Thomas JeffersonChapitre 44 sur 212 · COMBAT DE LEXINGTON · texte numérisé non relu

COMBAT DE LEXINGTON

contraint par une dure nécessité et le soin de notre

défense1. »

Le 21 mars 4775, Franklin s’échappa furtivement de cette vieille Angleterre, qui ne lui inspirait plus que du mépris et de la haine, pour aller siéger dans les conseils de l’Amérique, devenue sa seule patrie. En débarquant, il trouva la guerre entre les deux pays déjà commencée. Le combat de Lexington’ avait été livré peu de jours avant son arrivée .

«Cet accident a détruit noire dernier espoir d’une réconciliation, » écrivait Jefferson au docteur Small, en lui communiquant la nouvelle du combat. «Une frénésie de vengeance parait s’ètre ein parée des hommes de tous les rangs3. » Et pourtant tel était encore l’attachement du jeune Virginien à la Grande-Bretagne, et son aversion pour les désordres et les périls de l’état révolutionnaire que, trois mois après, il n’avait pas entièrement renoncé à éclairer le gouvernement bri-

1 Franklin k Joseph Galloway. Londres, 25 février 1775. — Works of Franklin, t. VIII, p- 146.

* 19 avril 1775 — Le gouverneur du Massachusetts, le général Gage, ayant chargé un détachement de la garnison de Boston d’aller détruire un dépdt de munitions créé à Concord par le parti populaire, les soldats anglais avaient trouvé la population soulevée pour s’opposer aux ordres du général ; ils n'avaient opéré leur retraite qu’à grand'pcinc et avec des pertes considérables, et ils avaient été poursuivis par les rebelles jusque sous le canon de Boston. Au bruit de ce combat la population de la Nouvelle-Angleterre courut aux armes ; les bandes américaines mirent le siège de vaut Boston, elles livrèrent à la garnison le glorieux combat de Bunker Uill (16 juin 1775). Peu de jours après, Washington, nommé général en chef des forces continentales, cherchait à transformer en soldats ees miliciens insurgés.

* Jefferson au Dr William Small, 7 mai 1775. — Work* of Jefferson, t. I, p. 199.

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